Le prix Nobel, cette fois, pour les faiseurs de paix ?

AmazonieUn médecin cubain dans l'Amazonie péruvienne 

Malgré la brutalité d’un blocus vieux de 60 ans et de fréquentes campagnes de sabotage, Cuba est, selon l'Organisation mondiale de la Santé, à la pointe dans le domaine de la santé publique des pays du continent américain (Etats-Unis compris). Pourtant, lorsqu'en 1959, Fidel et ses compañeros arrivent au pouvoir, ils trouvent le pays dans un état sanitaire calamiteux et se donnent comme première tâche d'y faire face. Très bien, très vite: trop bien même car déjà en 1963, Cuba envoyait sa première brigade médicale à l’aide de l'Algérie révolutionnaire. Elle les a multiplié depuis et on estime qu'une quarantaine de pays et pas moins de trois millions de personnes ont bénéficié du savoir-faire cubain dans le domaine des épidémies.

La pandémie en cours a permis au monde de faire connaissance avec le profil de solidarité jusqu'alors si discret des brigades médicales cubaines. Ce fut en Italie au début de l'épidémie, c'est encore le cas, très récemment, en Afrique du Sud. Mais c'est aussi sur le plan scientifique que Cuba suscite des espoirs. A un moment où l'Europe subit le scénario d'indécentes batailles de concurrence entre les "big pharma" à la recherche de profits, où la France, le pays de Pasteur, est obligé d'importer des vaccinsde partout pour faire face à ses besoins, voilà que Cuba annonce la fabrication de 100 millions de vaccins qu'elle met à disposition du monde, notamment de ses régions les plus pauvres en ressources.

Dans un monde où la violence se généralise, où une des premières mesures du nouveau président des Etats-Unis a été de bombarder à nouveau la Syrie tout en restant là où se trouvent ses puits pétroliers, où le monde occidental, notamment la France de Macron, continue de cautionner les pratiques génocidaires de l'Arabie Saoudite contre le peuple yéménite, on ne peut que se féliciter de l'initiative présentant la candidature des Brigades médicales cubaines pour l'obtention du Prix Nobel de la Paix.

Prix attribué en octobre 2009 à Barack Obama, quelques mois seulement après son investiture "pour ses efforts extraordinaires qui ont renforcé la diplomatie internationale". En quittant ses fonctions, le bilan d'Obama ne pouvait que disqualifier cette attribution. Il a innové dans les techniques meurtrières avec ses "killing drones" et battu des records en exportation d'armements. Par contre, Cuba, cette petite nation "soignante", exporte des médecins, des infirmiers et des infirmières. L’occasion pour le comité du prix Nobel de se rattraper quelque peu.

Vladimir Caller

 

SOLIDARITÉ AVEC LES TRAVAILLEURS DE FEDEX

Le Bureau Politique  du Parti Communiste de Belgique exprime son soutien aux travailleurs de l’aéroport de Bierset dont 671 sont licenciés par la multinationale américaine FEDEX  malgré une année 2020 record dans le secteur de la logis¬tique. Cette décision menace également l’avenir des 861 agents restants et des travailleurs des sous-traitants de FEDEX.
 
Le BP rappelle que ces licenciements ne sont pas une conséquence du BREXIT comme le prétend la direction. Ils font suite au plan de réorgani¬sation stratégique décidé antérieurement par FEDEX après son rachat de TNT en 2016 dans le but de réaliser son objectif ambitieux de relier le plus grand réseau express aérien du monde au réseau routier européen. Il rappelle qu’au-delà de Bierset ce plan aura un impact négatif pour l’emploi de 6000 autres agents de FEDEX en Europe.
 
Le BP considère ce licenciement massif comme une nouvelle preuve du mépris d’une multi¬nationale largement bénéficiaire pour ses travail¬leurs qui se sont particulièrement investis en travaillant jour et nuit pour assurer le transport et la distribution des produits médicaux au plus fort de la pandémie, tout  en contribuant à la notoriété du site  de Bierset considéré comme « le meilleur aéroport de fret du monde ».
 
Le BP s’associe entièrement à la FGTB wallonne qui dénonce une nouvelle fois la destruction de l’emploi par des entreprises bénéficiaires qui profitent d’aides publiques non conditionnées, et soutiendra les travailleurs de FedEx dans leurs actions.
 
Le 11 février 2021.
Le BP du PCB
 

Comité Free Assange Belgium et Belgium4Assange

AssangeAmbUK

En 2006, Julian Assange a fondé WikiLeaks, un site internet dont l’objectif essentiel est de publier des documents, pour partie confidentiels, émanant soit de ses investigations propres, soit de lanceurs d’alerte, tout en protégeant ses sources. Depuis sa création, WikiLeaks a publié des millions de documents, jamais démentis, relatifs à des scandales de corruption, de fraude fiscale, d’espionnage et de violation des droits humains concernant des dizaines de pays.

Depuis 2010, à la suite de révélations accablantes de WikiLeaks sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés ont mené des guerres en Afghanistan et en Irak, Julian Assange est poursuivi par le gouvernement des États-Unis. Dans ce but, ce dernier a réussi à obtenir le soutien actif de certains États alliés tels la Suède et le Royaume-Uni. Et le silence complice de beaucoup d’autres.

C’est ainsi que, de 2010 à 2019, il a été mis sous enquête préliminaire par la justice suédoise pour « agressions sexuelles ». Cette procédure a finalement été classée sans suite en novembre 2019, mais c’est sur base d’un mandat d’arrêt délivré par la justice suédoise que les autorités britanniques ont arrêté Julian Assange en 2010. En liberté sous caution de 2010 à 2012, il se réfugia finalement à l’ambassade d’Equateur pour échapper à l’extradition vers la Suède, dont il craignait qu’elle ne puisse être une étape vers son extradition aux États-Unis. Il y restera confiné jusqu’en avril 2019, moment où, sur ordre du président Lenin Moreno, les nouvelles autorités équatoriennes livreront Assange à la police britannique. Aujourd’hui, toujours sous le coup d’une demande d’extradition émanant du gouvernement des États-Unis qui l’accuse d’espionnage et de conspiration, cela fait dix ans que cet éditeur et journaliste, primé à de multiples reprises, est persécuté etempêché de quitter Londres. Une situation qui a été qualifiée de détention arbitraire par l'ONU en 2016.

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Syndicalistes, pas criminels!

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Ce 23 novembre, 17 syndicalistes se retrouvaient devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d'entrave méchante à la circulation !

Les 17 camarades de la FGTB, dont Thierry Bodson, son président, ont été condamnés, certains à un mois de prison avec sursis, d'autres à 15 jours avec sursis.

Les faits qui leur sont reprochés remontent à octobre 2015. A cette période, de nombreuses actions étaient menées contre les politiques d'austérité du gouvernement Michel.

Près du pont de Cheratte, un barrage avait été organisé. Il entraînera d'importants bouchons, comme chaque jour à cette époque d'ailleurs, car des travaux étaient en cours à cet endroit.

Le tribunal a donc retenu l'entrave méchante à la circulation contre 17 syndicalistes qui auraient participé à ce blocage.

Cette affaire est à rapprocher de la poursuite de deux syndicalistes du port d'Anvers qui, un jour de grève en juin 2016, contre les mêmes politiques d'austérité du gouvernement Michel, avaient participé à un blocage dans le port. Ils avaient aussi été poursuivis pour entrave méchante à la circulation.

En juin 2018, Bruno Verlaeckt, président de la FGTB d’Anvers avait reçu une condamnation « pour le principe », non assortie d’une peine et Tom de Voght, délégué FGTB dans une entreprise du secteur chimique, avait finalement été acquitté. Le jugement a depuis été confirmé en cassation.

Dans les deux cas, la justice a eu recours à l'article 406, un article qui vise des conduites qui mettent autrui en danger, et à propos duquel, lors des discussions parlementaires précédant son adoption, il avait été précisé qu’il ne pourrait être utilisé « à l’encontre de grévistes et de piquets de grève pacifiques ». N'oublions pas que l'article 406 prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison !

Le jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Anvers avait été jugé comme rendu dans un contexte d’offensive du patronat et du gouvernement contre les droits syndicaux. Dans l’affaire dite du « Pont de Cheratte », les condamnations ont été, comme on l'a vu, durcies.

Ces décisions de la justice sont une véritable remise en cause de l’exercice du droit de grève.

Pour mémoire, en 1997, le blocage de l'autoroute de Clabecq s'était terminé par un non-lieu, le tribunal de Nivelles jugeant que les actions menées relevaient du droit de grève.

Depuis, les actes contre le droit de grève se sont multipliés, service minimum aux chemins de fer, huissiers présents sur les piquets de grèves notamment.

Si l'on ajoute à cela le rôle des médias qui donnent la parole aux "usagers" importunés par les grèves sans rappeler leurs vraies causes et leur objectif à long terme, la criminalisation des syndicats et des luttes est devenue une tendance lourde.

La comparaison des jugements d'Anvers et de Liège montre une évolution de plus en plus dure envers les mouvements sociaux et les syndicats.

Thierry Bodson a déclaré qu'il était difficile de ne pas y voir un jugement politique.

Face à cette tendance, les syndicats doivent rapidement réagir.

La FGTB a posé des préavis de grève pour les 1er et 10 décembre afin que nous puissions montrer notre détermination par des actions ponctuelles.

COVID-19, ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise.

Bonhomme

Nous entendons tous les jours dans les médias les autorités, les ministres, les grands patrons, les vedettes du spectacle, louer sans cesse le rôle des personnels de santé, des facteurs, des éboueurs, des caissières des super marchés. On dirait qu'ils découvrent ce qu'être travailleur quotidien veut dire; qu'ils découvrent la valeur de ces héros anonymes qui n'ont pas attendu le Covid-19 pour se dévouer pour les autres et qui ne demandent pas autre chose que le respect de leurs conditions de travail. Et qui se battent avec force lorsqu'elles sont menacées.

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