SOLIDARITÉ AVEC LES TRAVAILLEURS DE FEDEX

Le Bureau Politique  du Parti Communiste de Belgique exprime son soutien aux travailleurs de l’aéroport de Bierset dont 671 sont licenciés par la multinationale américaine FEDEX  malgré une année 2020 record dans le secteur de la logis¬tique. Cette décision menace également l’avenir des 861 agents restants et des travailleurs des sous-traitants de FEDEX.
 
Le BP rappelle que ces licenciements ne sont pas une conséquence du BREXIT comme le prétend la direction. Ils font suite au plan de réorgani¬sation stratégique décidé antérieurement par FEDEX après son rachat de TNT en 2016 dans le but de réaliser son objectif ambitieux de relier le plus grand réseau express aérien du monde au réseau routier européen. Il rappelle qu’au-delà de Bierset ce plan aura un impact négatif pour l’emploi de 6000 autres agents de FEDEX en Europe.
 
Le BP considère ce licenciement massif comme une nouvelle preuve du mépris d’une multi¬nationale largement bénéficiaire pour ses travail¬leurs qui se sont particulièrement investis en travaillant jour et nuit pour assurer le transport et la distribution des produits médicaux au plus fort de la pandémie, tout  en contribuant à la notoriété du site  de Bierset considéré comme « le meilleur aéroport de fret du monde ».
 
Le BP s’associe entièrement à la FGTB wallonne qui dénonce une nouvelle fois la destruction de l’emploi par des entreprises bénéficiaires qui profitent d’aides publiques non conditionnées, et soutiendra les travailleurs de FedEx dans leurs actions.
 
Le 11 février 2021.
Le BP du PCB
 

Comité Free Assange Belgium et Belgium4Assange

AssangeAmbUK

En 2006, Julian Assange a fondé WikiLeaks, un site internet dont l’objectif essentiel est de publier des documents, pour partie confidentiels, émanant soit de ses investigations propres, soit de lanceurs d’alerte, tout en protégeant ses sources. Depuis sa création, WikiLeaks a publié des millions de documents, jamais démentis, relatifs à des scandales de corruption, de fraude fiscale, d’espionnage et de violation des droits humains concernant des dizaines de pays.

Depuis 2010, à la suite de révélations accablantes de WikiLeaks sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés ont mené des guerres en Afghanistan et en Irak, Julian Assange est poursuivi par le gouvernement des États-Unis. Dans ce but, ce dernier a réussi à obtenir le soutien actif de certains États alliés tels la Suède et le Royaume-Uni. Et le silence complice de beaucoup d’autres.

C’est ainsi que, de 2010 à 2019, il a été mis sous enquête préliminaire par la justice suédoise pour « agressions sexuelles ». Cette procédure a finalement été classée sans suite en novembre 2019, mais c’est sur base d’un mandat d’arrêt délivré par la justice suédoise que les autorités britanniques ont arrêté Julian Assange en 2010. En liberté sous caution de 2010 à 2012, il se réfugia finalement à l’ambassade d’Equateur pour échapper à l’extradition vers la Suède, dont il craignait qu’elle ne puisse être une étape vers son extradition aux États-Unis. Il y restera confiné jusqu’en avril 2019, moment où, sur ordre du président Lenin Moreno, les nouvelles autorités équatoriennes livreront Assange à la police britannique. Aujourd’hui, toujours sous le coup d’une demande d’extradition émanant du gouvernement des États-Unis qui l’accuse d’espionnage et de conspiration, cela fait dix ans que cet éditeur et journaliste, primé à de multiples reprises, est persécuté etempêché de quitter Londres. Une situation qui a été qualifiée de détention arbitraire par l'ONU en 2016.

Lire la suite

Syndicalistes, pas criminels!

97737a7937a18cf131d9e21eda811113 1603714353

Ce 23 novembre, 17 syndicalistes se retrouvaient devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d'entrave méchante à la circulation !

Les 17 camarades de la FGTB, dont Thierry Bodson, son président, ont été condamnés, certains à un mois de prison avec sursis, d'autres à 15 jours avec sursis.

Les faits qui leur sont reprochés remontent à octobre 2015. A cette période, de nombreuses actions étaient menées contre les politiques d'austérité du gouvernement Michel.

Près du pont de Cheratte, un barrage avait été organisé. Il entraînera d'importants bouchons, comme chaque jour à cette époque d'ailleurs, car des travaux étaient en cours à cet endroit.

Le tribunal a donc retenu l'entrave méchante à la circulation contre 17 syndicalistes qui auraient participé à ce blocage.

Cette affaire est à rapprocher de la poursuite de deux syndicalistes du port d'Anvers qui, un jour de grève en juin 2016, contre les mêmes politiques d'austérité du gouvernement Michel, avaient participé à un blocage dans le port. Ils avaient aussi été poursuivis pour entrave méchante à la circulation.

En juin 2018, Bruno Verlaeckt, président de la FGTB d’Anvers avait reçu une condamnation « pour le principe », non assortie d’une peine et Tom de Voght, délégué FGTB dans une entreprise du secteur chimique, avait finalement été acquitté. Le jugement a depuis été confirmé en cassation.

Dans les deux cas, la justice a eu recours à l'article 406, un article qui vise des conduites qui mettent autrui en danger, et à propos duquel, lors des discussions parlementaires précédant son adoption, il avait été précisé qu’il ne pourrait être utilisé « à l’encontre de grévistes et de piquets de grève pacifiques ». N'oublions pas que l'article 406 prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison !

Le jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Anvers avait été jugé comme rendu dans un contexte d’offensive du patronat et du gouvernement contre les droits syndicaux. Dans l’affaire dite du « Pont de Cheratte », les condamnations ont été, comme on l'a vu, durcies.

Ces décisions de la justice sont une véritable remise en cause de l’exercice du droit de grève.

Pour mémoire, en 1997, le blocage de l'autoroute de Clabecq s'était terminé par un non-lieu, le tribunal de Nivelles jugeant que les actions menées relevaient du droit de grève.

Depuis, les actes contre le droit de grève se sont multipliés, service minimum aux chemins de fer, huissiers présents sur les piquets de grèves notamment.

Si l'on ajoute à cela le rôle des médias qui donnent la parole aux "usagers" importunés par les grèves sans rappeler leurs vraies causes et leur objectif à long terme, la criminalisation des syndicats et des luttes est devenue une tendance lourde.

La comparaison des jugements d'Anvers et de Liège montre une évolution de plus en plus dure envers les mouvements sociaux et les syndicats.

Thierry Bodson a déclaré qu'il était difficile de ne pas y voir un jugement politique.

Face à cette tendance, les syndicats doivent rapidement réagir.

La FGTB a posé des préavis de grève pour les 1er et 10 décembre afin que nous puissions montrer notre détermination par des actions ponctuelles.

COVID-19, ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise.

Bonhomme

Nous entendons tous les jours dans les médias les autorités, les ministres, les grands patrons, les vedettes du spectacle, louer sans cesse le rôle des personnels de santé, des facteurs, des éboueurs, des caissières des super marchés. On dirait qu'ils découvrent ce qu'être travailleur quotidien veut dire; qu'ils découvrent la valeur de ces héros anonymes qui n'ont pas attendu le Covid-19 pour se dévouer pour les autres et qui ne demandent pas autre chose que le respect de leurs conditions de travail. Et qui se battent avec force lorsqu'elles sont menacées.

Lire la suite

Iran, Australie, nos pensions

En 1999 Bill Clinton voyait  s'approcher le risque d'être destitué de la présidence des Etats Unis suite suite  sa liaison avec Monica Lewinsky, une jeune stagiaire à la Maison Blanche. Pris de panique il décida, en guise de diversion de l'opinion publique, d'ordonner le bombardement immédiat de la Yougoslavie, pour de prétendues raisons humanitaires.

Lire la suite

  • 1
  • 2