Hillary prend la présidence des Etats Unis !!

Le jeudi 27 mars 2017, à Ankara, le Secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson déclarait lors d'une conférence de presse avec son homologue turc Mevlet Cavucoglu que "..le sort du Président Assad sera décidé par le propre peuple syrien". Le jour même à Washington l'ambassadrice des Etats Unis aux Nations Unies, Nikki Haley récidivait annonçant aux journalistes que .."les Etats Unis n'allaient pas se focaliser sur le sort de Bachar el-Assad de la même façon que l'administration précédente.." et ajoutait "..notre priorité n'est plus à nous concentrer pour faire partir Assad".

Que ce soit le peuple syrien qui décide ? que notre priorité ne soit plus de chasser Assad ? Ca va pas la tête ??

Tout indique que la ligne rouge, la vraie, risquait d'être lourdement franchie.

"Trop c'est trop" s'est dit Monsieur DS-EP qui se presse alors à rendre visite le 5 avril, tard le soir et sans prévenir, au Président Trump pour, sans trop de précautions, lui dire : "Monsieur le Président, votre situation est très vulnérable : votre projet d'annuler l'Obama-care ne marche pas, la construction du mur avec le Mexique non plus, l'interdiction d'entrée au pays des musulmans rate partout, votre situation au parlement est très précaire y compris au sein de votre parti et, surtout, le projet de budget ne sera pas approuvé lors des sessions à la fin de ce mois. Autrement dit, vous risquez d'être un chômeur de plus en Amérique d'ici quelques jours. Sauf si…"

"Sauf quoi ?"  interroge encore surpris le président. « Sauf, répond froidement DS-EP, si vous réorientez sans tarder vos positions en politique internationale en punissant la Syrie après demain pour ses attaques chimiques en Idlib. Le 7 avril au matin Donald lançait non pas, cette fois, 59 tweets mais ses 59 premières fusées Tomahawk sur le territoire syrien.

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Le Drapeau Rouge

Fondé en octobre 1921 par Joseph Jacquemotte comme organe officiel du Parti communiste, le Drapeau Rouge a accompagné, depuis lors, l'itinéraire des luttes populaires, nationales et internationales. Ainsi ce journal fut particulièrement actif lors des grandes grèves de la période d'entre guerres,  dans la lutte contre la naissance du fascisme et la solidarité avec la République espagnole.

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Le Brexit, leur Europe, nos luttes

 

« L'événement le plus important depuis la chute du mur de Berlin » fut l'expression utilisée par le responsable français de l'agence de notation Standard & Poor's faisant référence à la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne. L'évaluation politique ne semble pas exagérée si on la met en relation avec l'énorme déploiement de forces dépensées par les grandes institutions (FMI, Banque Mondiale, OMC, OCDE) et des personnalités politiques de haut niveau, dont le Président Obama, pour dire aux votants britanniques qu'il ne fallait, surtout pas, voter pour le "leave" (sortir) de l'UE. En effet, tout est justifiable s'il s'agit d'éviter la chute – cette fois – du mur de la City.

Mais le peuple du Royaume, en votant majoritairement « out » s'est permis de ne pas suivre de si bien intentionnées recommandations. Plus « shocking » encore, ce sont les petites gens du pays, les chômeurs, les précaires, qui ont décidé de ce résultat historique. On comprend alors la rage et le mépris d'un BHL ou d'un Alain Minc lorsque ce dernier résume le résultat en écrivant : « Ce référendum est la victoire des gens peu formés sur des gens éduqués » et, sans la moindre gêne, propose tout simplement de se moquer du vote : « Nous devrions aider les Britanniques à ne pas sortir de l'UE au lieu d'accélérer leur départ ». Voilà, s'il en fallait une preuve, les limites de la définition de la démocratie chez les gens bien, bien éduqués surtout.

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