Alors Emmanuel, cette fois tu ne frappes pas ?

La chose est tellement évidente que personne, même pas BHL ou Daniel Cohn-Bendit ou le journal "Libération" n'a osé dire que l'attaque au gaz chimique qui a eu lieu ce dimanche 25 novembre sur Alep soit du fait de "boucher de Damas". Tous les médias sont obligés à dire, certes très doucement et à contrecœur, que la roquette portant du gaz de chlore venait bien des zones contrôlées par les jihadistes, et que la zone visée était bel et bien la ville d'Alep. Alep avait été libérée de la mainmise des terroristes l'année passée, après 4 années où la barbarie régnait dans cette importante ville syrienne.
Et voilà que le président français si prompt à accuser sans la moindre preuve; pire encore, si prompt à bombarder sans la moindre preuve, garde cette fois un silence absolu. De même évidemment que les grands médias. Et leur gestion de silence ne s'arrête pas là. Elle concerne aussi les déclarations (pourtant présentées dans un format très modéré sous contrôle de son ambassade aux Etats Unis) du prince saoudien Mohammed ben Salman faites au quotidien Washington Post pendant sa visite aux Etats Unis et où questionné sur le fait de la prolifération de l'idéologie wahhabite il eut la candeur -et la franchise- de répondre que "..la prolifération des mosquées et madrasas (écoles coraniques) eut son origine dans le cadre de la guerre froide où ce furent nos amis occidentaux qui nous ont poussé à les développer pour contrarier l'influence de l'Union Soviétique". Difficile d'être plus clair, nous semble t-il

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