Laurent Gbagbo enfin libre !

A l'annonce du Tribunal International de Justice d'acquitter l'ancien président de toutes les accusations dont il faisait l'objet, la chaine de TV française titrait «La décision est une bombe ! »

Laurent Gbagbo l'ivoirien, comme Manuel Zelaya l'hondurien ou l'argentine Christine Kirchner, n'avait au départ rien de vraiment révolutionnaire. Mais l'exercice du pouvoir, la hargne avec laquelle les affairistes et privilégiés de son pays combattirent ses reformes avec le soutien des intérêts étrangers, commencèrent à lui faire comprendre qu'il fallait résister; et tenacement. A cela s'ajoute le fait qu'il se proposa de réviser les conditions de commercialisation du cacao, la principale richesse de ce pays, qui en est le premier producteur mondial. Pire encore, il commença à développer des relations de proximité politique avec le Venezuela chaviste.

Trop c'est trop, se sont alors dit les affidés du réseau d'oligarques qui règnent dans l'économie africaine, et la révolte armée qu'ils finançaient fut relancé avec force avec la collaboration des forces militaires françaises stationnées dans le pays sous prétexte de protéger ses ressortissants. C'est alors que Laurent Gbagbo, ordonne leur départ du pays – ce que refuse avec arrogance la diplomatie française. On peut les comprendre : Ils avaient pour but de remplacer l'insoumis ivoirien par Alassane Ouattara, ancien cadre du FMI, copain de longue date du Nicolas Sarkozy (ce dernier fut son témoin de mariage), et dont le beau fils était le gérant commercial de la multinationale Armajaro; celle qui avait à sa charge la commercialisation du cacao ivoirien.

Voila quelques uns des misérables ressorts d'une ignoble injustice qu'on conduit au président ivoirien à payer 7 ans de sa vie dans un cachot sur ordre de Sarkozy, Ouattara et Ban Ki-moon. On comprend alors que les rues d'Abidjan et d'autres villes soient remplis de danseurs improvisés se félicitant de la libération de leur compatriote ; et on attend qu'une forte mobilisation s'organise pour envoyer Sarkozy, Ouattara et Ban Ki-moon remplir le vide laissé par Gbagbo dans une prison hollandaise.

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