Julian Assange risque plus d'un siècle de prison

Depuis de nombreuses années, on nous a répété à l'envi que Julian Assange et les personnes qui le soutiennent mentaient en prétendant qu'il était menacé.
Mais depuis le 11 avril, la réalité montre que malheureusement Julian Assange avait raison.

Sans la protection du droit d'asile, il a été immédiatement arrêté et maintenant, les Etats-Unis répondant pour une fois à des règles, celles de l'extradition, acceptent enfin de révéler les vrais chefs d'inculpation.

Non, ils ne voulaient pas inculper Assange de piratage, non Julian Assange ne risquait pas 5 ans de prison. Hier les Etats-Unis ont dévoilé 17 chefs d'inculpation, chacun passible de 10 ans. Cette fois l'espionnage est mentionné.

La divulgation de données habituellement cachées au grand public et la dénonciation de mensonges d'Etat, c'est bien cela qui est au coeur de l'acharnement contre Assange. Des opérations ont même été mises sur pied pour influencer des publics ciblés, influencer leurs émotions, empêchant les raisonnements objectifs. Le but, discréditer et couper tout soutien à Assange et à WikiLeaks.

Mais dans cette affaire, WikiLeaks est solide pensons à l'exfiltration de Snowden, aux révélations qui ont continué alors qu'Assange était confiné à l'ambassade d'Equateur, Chelsea Manning est solide, refusant avec courage d'accuser Assange, préférant retourner en prison et Julian Assange est solide, malgré la vie de prisonnier et d'isolement qu'il mène depuis plusieurs années.

Ce 30 mai, il y aura de nouveau une audience à propos de son extradition, une audience au cours de laquelle il la refusera encore, clamant à nouveau son innocence. Un journaliste emprisonné pour avoir permis la révélation de vérités est en prison, au-delà du cas d'Assange, c'est la liberté de la presse qui est menacée et notre droit à être informés.

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