75e anniversaire du Jour-J : quand le "devoir de mémoire" participe à l'amnésie générale

Aux dernières cérémonies de commémoration du débarquement, était représenté l'Allemagne… mais pas la Russie, ni autre représentant de l'ex-URSS. Contre qui encore s'était-on battu lors de la seconde guerre mondiale ?

La famille royale a même émis un tweet cocasse montrant Sa Majesté prête à saluer la chancelière Merkel, sous la légende "La Reine a été présentée aux leaders représentant les nations alliées qui prirent par au D-Day"... 

Le système médiatique et l'industrie dite 'du loisir' ont petit à petit forgé une réalité parallèle, dans laquelle se sont les Etats-Unis qui nous ont libérés du fascisme et de l'occupation nazie. Les sondages montrent à quel point cette perception a pris dans l'opinion occidentale : A la question "Quelle est la nation qui a le plus contribué à la défaite de l'Allemagne en 1945?", 61% des Français répondent "les USA", et 8% l'URSS. C'est extrêmement instructif sur la manière dont l'histoire nous est "enseignée", de manière formelle ou informelle (bd, cinéma, ...) (cf https://www.les-crises.fr/la-fabrique-du-cretin-defaite-nazis/)

L'Union Soviétique a sacrifié près de 27 millions de Soviétiques pour terrasser l'Allemagne nazie. Lors du fameux D-Day, la grande majorité des divisions allemandes étaient concentrées contre l'URSS. C'est un fait, sans doute bien ennuyeux pour certains, mais la victoire ne s’est pas décidée sur les plages de Normandie mais bien sur le front de l’Est, par l'Armée Rouge.

« L’apport des Alliés dans la victoire sur le Troisième Reich est clair. Mais il ne faut pas l’exagérer et minorer par là même la signification des efforts titanesques de l’Union soviétique, sans laquelle cette victoire n’existerait tout simplement pas », a rappellé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova.

Imprimer E-mail

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir