Clabecq, 25 ans après, des indemnités toujours pas payées !

Dans le numéro de janvier-février du DR, nous vous avions parlé de ce procès qui 25 ans après la fermeture des Forges de Clabecq oppose la curatelle et l'Etat belge.

 

Quel enjeu?

En plus des indemnités de fermeture, la curatelle avait calculé quelles devraient être les indemnités dues pour compenser les 10% de prélèvement de salaire imposés par la direction sous prétexte de "sauver des branches de l'arbre" comme elle le justifiait à l'époque. Si certains ont perçu une partie de ces indemnités, personne n'a reçu la totalité de son dû; certains, même, n'ont rien reçu.

L'enjeu du procès est donc l'utilisation du " trésor de guerre" provenant de la vente, contrôlée par les travaileurs, des stocks de l'entreprise au moment de la fermeture: 18 millions toujours bloqués sur des comptes bancaires.

L'Etat réclame la somme comme récupération de prêts à l'entreprise.

La curatelle conteste cette créance et voudrait que la somme serve à payer les indemnités des travailleurs.

 

Préparation du procès

Silvio Marra, contacté par des employés avant l'ouverture du procès, a essayé de remobiliser les ex-travailleurs de Clabecq. Comme la liste des adresses des 1800 licenciés, qu'il avait, était difficile à utiliser tant d'années après la fermeture, en janvier et février, plusieurs jeudis de suite, il est allé sur le marché de Tubise distribuer des tracts pour expliquer la situation et proposer aux travailleurs rencontrés de remplir un formulaire de demande de récupération des indemnités. Il est ainsi parvenu à en remobiliser un petit groupe.

Mais la cour d'appel de Bruxelles dans une audience de ce mois de mars a décidé que l'argent devait aller à l'Etat. Les 1800 travailleurs et leur famille ne recevront pas leur dû. La raison du plus fort reste-t-elle donc toujours la meilleure?

Si l'introduction d'un recours en cassation par la curatelle est encore possible, les travailleurs gardent un goût amer devant la perpétuation de cette injustice. La combativité de plusieurs d'entre eux n'est cependant pas encore vaincue.

Vous pouvez vous procurer le livre; Moi, Silvio de Clabecq, militant ouvrier, de Françoise Thirionet et Silvio Marra, éd. Agone. Collection: Mémoires sociales,

en virant 12,00 euros + 3, 00 euros de frais d'envoi au compte BE36 3771 1712 2281

 

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