Syrie : Une attaque chimique au secours des 'terroristes modérés'?

L'armée syrienne a commencé à reprendre avec l'aide de ses alliés la dernière poche encore aux mains des "rebelles syriens"- composés de fait en grande partie d'islamistes et de petits délinquants issus de tous pays (dont la Belgique), inconscients de pour qui ils se battent véritablement.
Revoici donc les "rapports de l'Observatoire Syrien des Droit de l'Homme", les barils d'explosifs lancés sur les hôpitaux, les enfants massacrés... On a même à nouveau une enfant (6 ans!) twittant en anglais sous les bombes, ne tarderont pas les images d'enfants miraculeusement extirpés des ruines par les Casques Blancs, miraculeusement sous l'objectif d'une caméra : les enfants, arme essentielle de la propagande de guerre, où il s'agit de substituer la compassion à la réflexion.
Le plan suivant risque fort d'être à nouveau l'image d'enfants "gazés par le régime" : Les gouvernements syriens et russes mettent en garde depuis plusieurs semaines sur une probable réédition du scénario éprouvé lors des précédentes avancées majeures de l’armée syrienne, la mise en scène d’une nouvelle attaque chimique du régime face à laquelle la ‘Communauté Internationale’ ne peut pas rester sans réagir… Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni rappelent leur 'ligne rouge' et déclarent qu'ils interviendront militairement si des armes chimiques sont utilisées : quel moyen plus clair y aurait'il d'inviter les dit 'rebelles' à monter à une nouvelle mise en scène?
Le gouvernement syrien a bien sûr tout sauf besoin que la tripartite USA/France et GB ne bombarde la Syrie et ne tente à nouveau de renverser le rapport de force en faveur des terroristes. Mais cette évidence n‘empêchera pas tous les médias à l’unisson de condamner d’office le régime de Bashar, qui « défie la Communauté Internationale ». Car en plus d’être sanguinaire il est bien sûr complètement idiot.
Ce 6 septembre, le délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies Bachar al-Jaafari a répondu à l'avance aux accusations à venir d'utilisation d'armes chimiques par "le régime syrien" :
«[...]Qu’est-ce qui pousserait la Syrie à recourir à des armes internationalement interdites qu’elle ne possède déjà pas et lesquelles ne sont d’aucune utilité militaire, sinon que celle de fournir aux trois forces d’agresseurs le prétexte de mener une agression après l’autre contre nous ? Comment se fait-il que l’arme chimique prétendument utilisée ne touche que les femmes et les enfants, sans toucher les terroristes ? […] Pourquoi le Conseil de sécurité et l’OIAC ont jusqu’ici été incapables de prendre en compte les informations contenues dans 156 lettres, adressées par la Syrie ces dernières années ? En l’occurrence, des informations concernant les produits chimiques toxiques parvenus aux organisations terroristes armées, stockés, conditionnés et utilisés contre les civils pour accuser l’Armée syrienne. Nous vous les avons adressées ainsi qu’à l’OIAC. Mais personne ne lit. Personne ne veut lire. Et personne ne veut coopérer avec le gouvernement syrien pour lutter contre le terrorisme et empêcher les groupes terroristes de faire usage des armes chimiques. Pourquoi ? Parce que certains ne veulent pas régler le problème en Syrie. Parce que certains exploitent le terrorisme.[...]»
Il y a malheureusement peu de chance que ce discours soit relayé par les médias libres. Le texte complet de ce discours essentiel, à retenir pour l'avenir, peut être lu ici

Imprimer E-mail

Untermenschen, Ubermenschen...

Les médias ont détourné pudiquement l'oreille des propos prononcés ce 28 août par Benjamin Netanyahu du site nucléaire de Dimona (où on estime avoir été produit entre 100 et 200 bombes atomiques) : "Les faibles s’effondrent, sont massacrés et effacés de l’histoire tandis que les forts, pour le bien ou pour le mal, survivent. Les forts sont respectés, et les alliances se font avec les forts, et en fin de compte, la paix se fait avec les forts."
On peut imaginer quelle indignation de tels propos auraient causé s'ils étaient sortis de la bouche d'un des méchants de service, au choix Poutine, El Assad, Ali Khamenei...
Ici non, rien à signaler. Même pas pour relever le plagiat. "Toute la nature est une lutte puissante entre la force et la faiblesse, une victoire éternelle du fort contre le faible." (Adolph Hitler, 1924)
[source NewsWeek]

Imprimer E-mail

Il y a cent ans l'armée US envahissait la Russie

Pas de commémoration par ici. L'histoire est peu connue, et se retrouve traitée avec grande discretion dans nos manuels scolaire. Richard Miller ne semble pas s'en émouvoir. À la fin de la guerre 14-18, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis s'entendaient pour dépecer la jeune URSS, s'appuyant sur les 'Russes blancs', multipliant exactions et pillages. La place prise par "les crimes du communisme" dans notre enseignement a sans doute empêché de traiter le sujet.
«En capturant les paysans I. Gonevtchouk, S. Gorchkov, P. Oparine et Z.Mourachko, les Américains les ont enterrés vivants à cause de leurs liens avec les résistants locaux. Voilà ce qu'ils ont fait à la femme du résistant E. Boïtchouk: ils l'ont frappée à la baïonnette et l'ont noyée dans une fosse à ordures. Le paysan Botchkarev a été défiguré avec des baïonnettes et des couteaux: le nez, les lèvres et les oreilles ont été coupés, la mâchoire cassée, le visage et les yeux transpercés par les baïonnettes, tout le corps était coupé. Près du village de Sviaguino de la même manière a été torturé à mort le paysan N. Miasnikov à qui, selon un témoin, on a d'abord coupé les oreilles, puis le nez, les bras et les jambes en le découpant vivant.».
Les troupes d'occupation finirent par quitter le pays en avril 1920, chassées par la résistance soviétique.

Imprimer E-mail

Socialiser les pertes, privatiser les bénéfices...

Maintenant que l'Etat, c'est à dire nous-même, avons épongé les milliards de perte provoqués par l’appât du gain des speculateur, maintenant que Belfius est devenue profitable pour l'Etat, le gouvernement décide d'en faire à nouveau cadeau au privé. Plutôt que se donner un instrument essentiel au service des pouvoirs locaux, au service d'une véritable politique nationale, nos dirigeants vont céder ces moyens à une poignée d’actionnaires privés.
Pure idéologie libérale, sans doute, mais aussi : relation incestueuse entre la classe politique dirigeante et la grande bourgeoisie. Combien d'hommes d'états finissent leur carrière au service des intérêts privés qu'ils avaient si bien servis ?

Imprimer E-mail

Ahed Tamimi libérée après 8 mois de détention

L'adolescente qui avait 16 ans lors de son arrestation, avait été jeté en prison avec sa mère pour avoir giflé et donné des coups de pieds à 2 soldats israeliens installés dans la cour de leur maison en Cisjordanie occupée par Israël.
Depuis 1967, 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés par les autorités israéliennes, 1 000 000 depuis 1948. Presque toutes les familles palestiniennes ont des membres qui ont subi des peines d’emprisonnement. Depuis 2000, au moins 8 000 enfants palestiniens ont été détenus, interrogés et inculpés par la justice militaire israélienne, soit 500 à 700 par an. (source https://plateforme-palestine.org/Prisonniers-les-chiffres-cles-2018)
8 mois de détention pour des giffles contre des soldats d'occupation : juste un mois de moins que le temps passé en prison par le soldat israélien 'condamné' pour avoir été filmé abattant un palestinien blessé au sol...
Vidéo de la 'giffle terroriste' sur https://www.youtube.com/watch?v=1Adf0C-hOhU

Imprimer E-mail

Israël détient 2 artistes de rue italiens pour avoir peint un portrait géant d'Ahed Tamimi sur le mur de séparation

Ce samedi 28 juillet, la police israélienne a arrêté les deux Italiens et un Palestinien, au prétexte "d'abîmer et de vandaliser le mur de sécurité dans la zone de Bethléem". La si belle oeuvre d'art qu'est ce mur mérite effectivement plus de respect.
Mercredi, l'artiste italien Jorit Agoch avait revendiqué être l'auteur du portrait. Un message posté samedi soir sur sa page Facebook indiquait qu'il avait été arrêté et demandait de l'aide.
Les 3 artistes ont été libérés après eux jours de détention

Imprimer E-mail