Le Brexit, leur Europe, nos luttes

 

« L'événement le plus important depuis la chute du mur de Berlin » fut l'expression utilisée par le responsable français de l'agence de notation Standard & Poor's faisant référence à la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne. L'évaluation politique ne semble pas exagérée si on la met en relation avec l'énorme déploiement de forces dépensées par les grandes institutions (FMI, Banque Mondiale, OMC, OCDE) et des personnalités politiques de haut niveau, dont le Président Obama, pour dire aux votants britanniques qu'il ne fallait, surtout pas, voter pour le "leave" (sortir) de l'UE. En effet, tout est justifiable s'il s'agit d'éviter la chute – cette fois – du mur de la City.

Mais le peuple du Royaume, en votant majoritairement « out » s'est permis de ne pas suivre de si bien intentionnées recommandations. Plus « shocking » encore, ce sont les petites gens du pays, les chômeurs, les précaires, qui ont décidé de ce résultat historique. On comprend alors la rage et le mépris d'un BHL ou d'un Alain Minc lorsque ce dernier résume le résultat en écrivant : « Ce référendum est la victoire des gens peu formés sur des gens éduqués » et, sans la moindre gêne, propose tout simplement de se moquer du vote : « Nous devrions aider les Britanniques à ne pas sortir de l'UE au lieu d'accélérer leur départ ». Voilà, s'il en fallait une preuve, les limites de la définition de la démocratie chez les gens bien, bien éduqués surtout.

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Le 1er mai, c’est le jour du Drapeau rouge !

 

 

Celui de votre journal. Mais aussi celui de la bannière dont le pourpre toujours a fait blêmir les rois ! En 2016 encore, les luttes sont nombreuses pour le maintien des conquêtes sociales, pour celle de nouveaux droits et pour la solidarité avec les travailleurs en lutte. Car hélas les conquêtes sociales sont menacées. Se restructurant une fois de plus, le capitalisme et ses serviteurs veulent diminuer les droits des travailleurs et de leurs organisations : attaques contre le droit de grève et judiciarisation des conflits sociaux en sont les manifestations les plus apparentes.

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La banalisation du pire

Le Vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement a eu des propos qui ont le mérite de la sincérité. En s'exprimant, dans une réunion des nostalgiques du IIIème Reich allemand, Monsieur Jan Jambon a déclaré: «..les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons. Moi, je ne vivais pas à cette époque-là».

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Droits de l'homme et hypocrisie occidentale

 

Après une difficile progression, l'armée syrienne soutenue par l'aviation russe réussissait, fin janvier, à reprendre la ville d'Aarran, bastion stratégique de Daesh, située à 10 kilomètres d'Al-Bab, dans la province d'Alep. Cette prise permettait aux forces syriennes de se rapprocher de Raqa, ville qui fait fonction de capitale du mouvement terroriste. Cette prise constituait, de toute évidence, un cauchemar pour le patron de la mouvance djihadiste, le dit calife Abou Bakr al-Baghdadi, mais apparemment pas seulement pour lui. En effet, le lendemain, Laurent Fabius pour la France et John Kerry pour les États-Unis élevaient la voix à l'unisson pour protester contre les opérations militaires russes et syriennes visant à récupérer Alep des mains de l'État Islamique et ce, soi-disant, pour des raisons humanitaires. En même temps, l'OTAN décidait de renforcer les « mesures adéquates pour assurer la sécurité de la Turquie » dont les intentions d'intervenir militairement dans le conflit, cette fois ouvertement, ne font plus mystère. En attendant, l’artillerie d'Erdogan lançait une vaste opération de bombardement contre les forces et les populations kurdes sans que les apôtres du droit-de-l'hommisme n’en soient le moins du monde émus.

Difficile de trouver des cas plus indécents d'absence de sincérité dans le comportement politique. En réalité, ce ne sont pas des « soucis humanitaires » qui expliquent les réactions colériques de ces pays, mais le fait que le gouvernement du Président Assad avec l'aide russe soit en train de vaincre la barbarie islamique tout en préservant l'unité du pays. Parce que le vrai objectif de la coalition occidentale et d'Israël est de faire de la Syrie ce qu'ils ont fait en Yougoslavie, il y a une quinzaine d'années : démanteler un État coupable de ne pas être totalement soumis aux diktats des grandes puissances néocoloniales, assurer l'encerclement de la Russie et l'empêcher d'avoir accès à la Méditerranée en la privant de la seule base navale dont elle dispose dans cette partie du monde. La grande coalition impérialiste ne peut supporter les résistances et elle a bien compris que la Russie d'aujourd'hui n'est pas celle d’Eltsine, situation qui peut la conduire à une dangereuse option aventuriste et qui souligne l'urgence de lutter pour la paix et contre les fauteurs de guerre. Et chez nous, pour commencer, contre les somptueuses dépenses militaires comme celle prévue pour l'achat d'avions de chasse américains dont la facture s'élèvera à 15 milliards d’euros, comme vient de l’annoncer le ministère de la Défense. C’est pour s’opposer à cette ruineuse aberration que le Parti communiste s’associe d’ores et déjà aux milliers de manifestants qui défileront dans les rues de Bruxelles ce 24 avril.

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2016 l'année de tous les dangers

Le président turc Recep Erdogan est cohérent avec lui-même lorsqu'il présente le régime hitlérien comme un système présidentiel de gouvernement efficace. Il est cohérent avec lui-même le gouvernement saoudien lorsqu'il décapite le cheikh Nimr al Nimr figure de la communauté chiite du pays et opposant de longue date à la dictature salafiste de ce pays. Elle est honteusement cohérente avec elle-même cette Union européenne qui, lorsque la Russie ou le Venezuela lancent des procédures en justice contre des opposants, émet de violentes condamnations mais qui, quand le régime du dictateur turc massacre lâchement des populations kurdes non armées, reste silencieuse ou presque. Par contre, 3 milliards d'euros venant des contribuables européens partiront vers ce régime corrompu soi-disant pour réguler les flux migratoires que ce pays organise, dans une bonne mesure, lui-même pour ensuite récupérer la mise. Quant au régime saoudien, un des organisateurs avec Erdogan de l'aventure jihadiste en Syrie, il continue à bénéficier de la complaisance d'un Occident décidemment sélectif dans ses préoccupations «humanitaires».

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Vox populi - voix d'ouverture

Malgré les multiples campagnes médiatiques cherchant à dénigrer le projet unitaire portée par les listes " PTB-GO ! ", le soutien populaire envers cette initiative grandit presqu'à vue d'œil. Pourtant ce n'est pas la première fois que les forces de la gauche radicale tentent de se rassembler pour se battre ensemble contre un système qui est arrivé au paroxysme de ses capacités régressives. Pour ne parler des expériences relativement proches, nous avons en effet connu le projet des gauches unies du début des années 80, ou le PDS de, ou le Front des gauches très récemment.

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