Le 1er mai, c’est le jour du Drapeau rouge !

 

 

Celui de votre journal. Mais aussi celui de la bannière dont le pourpre toujours a fait blêmir les rois ! En 2016 encore, les luttes sont nombreuses pour le maintien des conquêtes sociales, pour celle de nouveaux droits et pour la solidarité avec les travailleurs en lutte. Car hélas les conquêtes sociales sont menacées. Se restructurant une fois de plus, le capitalisme et ses serviteurs veulent diminuer les droits des travailleurs et de leurs organisations : attaques contre le droit de grève et judiciarisation des conflits sociaux en sont les manifestations les plus apparentes.

 

En ce 1er mai, nous disons : « non, messieurs les patrons : LE DROIT DE GRÈVE NE SE NÉGOCIE PAS ! BAS LES PATTES DES LIBERTES SYNDICALES ! » Sa restructuration impose au capitalisme de faire des « économies budgétaires » ou « réformes ». Il s’agit en fait de prendre à ceux qui ont peu et de donner à ceux qui sont nantis et consacrer ainsi des sommes insensées aux dépenses militaires ! Refuser cette politique pour l’inverser ! Voilà qui permettra au mouvement populaire de s’affirmer comme force de transformation sociale et rendra risible la vision « conservatrice » du grand patronat, des forces politiques qui lui sont liées et les puissances médiatiques asservies. Cette politique nouvelle, c’est reprendre les montants volés (saut d’index, pensions rabotées, économies dans les politiques de santé, d’emploi), c’est refuser les dispendieuses dépenses militaires et réorienter ces montants vers le logement, l’emploi des jeunes, une politique d’accueil qui reconstruit l’ascenseur social.

La fête du travail, c’est aussi le moment de la solidarité avec les travailleurs et les peuples en lutte, chez nous et ailleurs, surtout là où ces droits saignent : honneur aux peuples palestinien, syrien, kurde et à tous ceux qui, devant l’absolutisme et les despotismes, n’ont d’autre choix que de fuir. Et comment ne pas parler, en ce jour de fête, des attentats et de leurs victimes ? DAESH sème une mort aléatoire qui n’a rien à voir avec les luttes contre le nazisme, les colonialismes et les occupations. Ses martyrs ne ressemblent pas plus à ces militants terroristes d’un socialisme fantasmé. Les Communistes « sont Bruxelles », ils « sont Paris » mais ils « sont » aussi Lahore, Bagdad ou Ankara, où le désespoir des mères qui pleurent est aussi déchirant qu’en bord de Senne ou de Seine !

Le Parti communiste appelle ses militants et les forces progressistes à s’engager dans un combat, résolu mais responsable et réfléchi, contre tout ce qui fait émerger ces cultures de mort et contre tous ceux qui veulent en capitaliser la peur pour réaliser leur projet liberticide et abaisser encore plus le débat politique.

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