Derrière l’écran de fumée, la haine des fonctionnaires et du service public

En janvier dernier, l’entreprise Proximus annonçait un « plan de transformation » dans le cadre duquel la direction envisage de supprimer 1900 emplois existants et de procéder, via une filiale, à 1250 nouveaux engagements. L’annonce a suscité une vague d’émoi médiatique et politique, d’assez courte durée. A cette occasion, l’entreprise a justifié son plan par quelques arguments, ressassés ensuite en boucle dans les médias dominants, le plus souvent sans beaucoup de sens critique.

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Réapprendre à gagner

RYANAIR, trois jours de grève coordonnée entre 6 pays d’Europe ; le mouvement unit les pilotes et le personnel de cabine. Le géant arrogant, qui depuis plus de vingt-cinq ans prospère sur le manque de coordination sociale européenne, sur les aides publiques et la division des travailleurs, commence à accepter d’appliquer les lois locales et les fondements de la concertation sociale. La lutte n’est pas terminée ; le dialogue ne fait que débuter, et déjà RYANAIR essaie d’échapper à ses propres concessions via les sous-traitants (qui sont eux-mêmes des sociétés du groupe). Mais une étape est franchie.

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NLMK Clabecq : bénéfices privatisés et délocalisés aux dépens des travailleurs, et des contribuables

Au moment où j’écris ces lignes, la lutte des travailleurs de NLMK Clabecq pour s’opposer au plan de licenciements et de réduction de salaires continue. De nombreux témoignages de solidarité leur sont parvenus, notamment ceux des travailleurs de NMLK La Louvière, et d’Arcelor Mittal.

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Le bilan social du gouvernement Michel Ier

 On se souvient que, fin de l’année 2005, le « pacte des générations » avait provoqué une mobilisation syndicale résolue. Cette réforme, sur un air bien connu (activation des travailleurs âgés sous prétexte de solidarité entre générations) était finalement mi-figue, mi-raisin, rendant -déjà- plus difficile l’accès à la prépension, mais comptant aussi quelques évolutions positives (généralisation de l’outplacement et des cellules pour l’emploi en cas de restructuration, maintien de l’indemnité de prépension en cas de reprise du travail). Avec le recul, cette réforme paraît bien modérée et anodine quand on la compare au catalogue des horreurs des mesures prises par le gouvernement Michel Ier.

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