Prépensions chez Carrefour, « droit » à la déconnexion et « jobs deal» : la guerre continue.

Les prépensions, une aberration ? Un plan social privilégiant les départs (consentis) de travailleurs plus âgés en prépension plutôt que des licenciements « secs »avait été conclu fin juin par les interlocuteurs sociaux chez Carrefour. A cette occasion, des mandataires politiques ont relancé la polémique sur le bien-fondé du système de prépension (que l’on doit actuellement plutôt appeler « régime de chômage avec complément d’ancienneté »). Ainsi, le ministre de l’emploi du gouvernement flamand, a-t-il rendu un avis négatif sur l’abaissement à 56 ans de l’âge de la prépension. Le ministre fédéral n’en a pas tenu compte et a donné son accord. L’idée du ministre N-VA était sans doute de donner un signal fort pour rappeler l’opposition de son parti à ce système.

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Souvenir de luttes

 

À la FN d’Herstal, les « femmes-machines » ont porté haut l'étendard de l'égalité

Il y a 50 ans les femmes de l'usine Fabrique Nationale à Herstal démarraient une grève qui allait durer du 16 février 1966 au 5 mai. Cette grève est devenue le symbole de la lutte des femmes. Elle s’étendra à d’autres entreprises et suscitera un vaste mouvement de solidarité à travers l’Europe. Théoriquement, le « traité de Rome » prévoyait en 1957 un alignement des salaires dans les 5 ans et en Belgique, des négociations avaient eu lieu en 62 et en 65. Mais les patrons freinaient au maximum et la mise place s’avérait très difficile. Si l’écart avait été réduit, non seulement il subsistait, mais en plus, les femmes restaient (et restent) souvent cantonnées dans des catégories de métiers sous valorisées.

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Le droit de grève menacé : Solidarité avec les camarades Bruno et Tom de la FGTB d’Anvers

Même si la condamnation rendue ce 29 juin à l’encontre de Bruno Verlaeckt, président de la FGTB d’Anvers est une condamnation « pour le principe », non assortie d’une peine, et si Tom de Voght, délégué FGTB dans une entreprise du secteur chimique, a finalement été acquitté, ce jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Anvers se situe dans un contexte d’offensive violente émanant du patronat et du gouvernement contre les droits syndicaux . La FGTB ira bien sûr en appel de ce jugement. Ce jugement réclame que le mouvement social aussi envoie un signal fort pour la défense de ses droits.

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Qui est « travailleur » ?

Comme tous les quatre ans, en mai 2016, se dérouleront les élections sociales. Dans chaque entreprise du secteur privé de plus de 50/100 travailleurs seront élus –pour autant qu’il y ait des candidats – des représentants du personnel qui siégeront ensuite dans le Comité de Prévention et de Protection au Travail et dans le Conseil d’Entreprise. Avec la délégation syndicale (qui, elle, ne se constitue généralement pas par élection), ce sont les lieux du dialogue social dans l’entreprise. Les représentants du personnel relaient à leur direction les questions, les préoccupations, les suggestions de leurs collègues et examinent les résultats économiques, la politique et les perspectives d’emploi, l’organisation et les conditions de travail.

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Vous avez dit privilèges?

 

En ces temps de lynchage syndical, on l’a entendu cent fois : les syndicats ne défendraient plus que les privilèges de certaines classes de travailleurs. Sur RTL, en décembre 2015 : « La colère des Belges envers les grévistes de la SNCB est légitime : Ils disposent de privilèges d’un temps révolu… comme les nobles en 1789!»
Avec les « prises d’otages » et « l’archaïsme », cela fait partie de la panoplie antisyndicale du parfait petit commentateur qui veut souffler dans le sens du vent.

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