MARADONA, MACRON, BIDEN, COVID…

Fidel

Avec un manque d'élégance qui correspond bien à sa caste, le président Macron s'était permis de critiquer, post mortem, les engagements politiques du défunt footballeur argentin Diego Maradona : « Ce goût du peuple, Diego Maradona le vivra aussi hors des terrains. Mais ses expéditions auprès de Fidel Castro comme de Hugo Chavez auront le goût d’une défaite amère. » En réfléchissant bien, on peut en effet comprendre que, pour le Président français, la fréquentation de Fidel et Hugo par Diego ait la saveur d'une défaite, de surcroît amère. Lui préfère la fréquentation, « victorieuse » et « douce », de ses interlocuteurs préférés : le prince saoudien Mohammed ben Salman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, tous deux engagés à priver les Palestiniens de ce qui leur reste de territoires et de souveraineté.

Côté américain, les choses ne s'annoncent guère meilleures. Le choix de Joe Biden d'Anthony Blinken et de Jacob Sullivan, respectivement comme Secrétaire d'Etat et Conseiller à la sécurité nationale, deux adeptes des politiques militaristes outrancières aux postes les plus importants de l'organigramme de la Maison blanche, ne fait que confirmer nos sombres prédictions (voir édito du DR-83).

Une configuration préoccupante pour l'avenir des relations internationales et pour la paix mondiale sur fond d'hystérie antirusse et antichinoise, soigneusement orchestrée par les grands médias au service du Pentagone. Tout ceci dans un contexte de grave crise sanitaire où le nombre de victimes, en particulier et comme d'habitude dans les populations les plus défavorisées, n'a d'égale que l'explosion des bénéfices du nouvel Eldorado du capital transnational : les industries militaires, pharmaceutiques et numériques.

Chez nous aussi, encore une fois, ce sera aux travailleurs et aux simples gens de supporter l'essentiel de la crise, avec son lot de chômeurs, de malades et de populations en grande précarité. Les patrons, eux, continueront à toucher des dividendes, à bénéficier de réductions de cotisations sociales et à recevoir des subsides publics. Conséquences propres à la nature même du système capitaliste mais cette fois aggravées par une gestion irresponsable et arrogante de la crise du Covid-19, où nos bureaucrates ont préféré faire preuve d'amateurisme au lieu de prendre en compte les expériences des pays non soumis aux intérêts du secteur privé. Comportement insensé de nos autorités, analysé et dénoncé par de prestigieux experts dans l'ouvrage « Planète malade », remarquablement dirigé et coordonné par Michel Collon, notre invité dans ce numéro.

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Iran, Australie, nos pensions

En 1999 Bill Clinton voyait  s'approcher le risque d'être destitué de la présidence des Etats Unis suite suite  sa liaison avec Monica Lewinsky, une jeune stagiaire à la Maison Blanche. Pris de panique il décida, en guise de diversion de l'opinion publique, d'ordonner le bombardement immédiat de la Yougoslavie, pour de prétendues raisons humanitaires.

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L'Arbre qui cache la forêt

Les gigantesques incendies qui dévastent la forêt amazonienne ont ému et indigné l'opinion publique mondiale et ce, d'autant plus, que tout indique qu'à l'origine de cette catastrophe se trouve le projet politique du président brésilien Jair Bolsonaro visant à faire de ce "poumon" de l'humanité un gigantesque espace de négoce pour les grandes corporations de l'agro-industrie et de l'industrie minière. Il l'avait annoncé, noir sur blanc, dans son programme électoral où il dévoilait son projet de combattre les organisations des Indiens, des paysans et des défenseurs de la nature afin "d'intégrer l'Amazonie au reste du territoire national".

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COVID-19, ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise.

Bonhomme

Nous entendons tous les jours dans les médias les autorités, les ministres, les grands patrons, les vedettes du spectacle, louer sans cesse le rôle des personnels de santé, des facteurs, des éboueurs, des caissières des super marchés. On dirait qu'ils découvrent ce qu'être travailleur quotidien veut dire; qu'ils découvrent la valeur de ces héros anonymes qui n'ont pas attendu le Covid-19 pour se dévouer pour les autres et qui ne demandent pas autre chose que le respect de leurs conditions de travail. Et qui se battent avec force lorsqu'elles sont menacées.

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Le rouge et le noir

'Un spectre hante..' les parlements régionaux et fédéraux (et fait un premier pas au Parlement européen). Il explique la nervosité, flirtant parfois avec la panique, de la droite conservatrice, des milieux d'affaires et des forces politiques proches de l'OTAN. Et on les comprend parce que c'est le retour, en force, de la pensée marxiste aux salons feutrés des parlements belges depuis que, au lendemain de la guerre, le Parti communiste, auréolé de son engagement sans faille dans la résistance contre l'occupant nazi avait envoyé une vingtaine de membres au Parlement fédéral. Claire victoire du PTB que nous saluons sans réserves dans l'entendu qu'il fera de ces résultats un instrument clair et résolu dans les luttes qui nous attendent.

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