HOOLIGANISME DE TRES HAUT NIVEAU

Ce vendredi 13 avril, une coalition formée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni a lancé plus de cent missiles de croisière contre diverses cibles syriennes. A noter que cette agression eut lieu sans le moindre accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de l'Union Européenne, ou des propres parlements des pays agresseurs. Pourtant, il s'agissait d'un acte de guerre caractérisé. Autrement dit, ces trois puissances ont piétiné, sans la moindre gêne, des principes de base du droit international.

 

A noter également que cette agression arrive au moment précis, et ce n'est pas la première fois que l’on constate ces coïncidences hautement suspectes, où les forces islamistes étaient en train de perdre une bataille décisive. Preuve éclatante de la réelle complicité entre ces puissances, l'Arabie Saoudite et Israël. A noter surtout que l'agression a eu lieu, le jour même où la mission d'enquête de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'apprêtait à partir en Syrie afin de vérifier si effectivement du gaz chimique avait été employé lors des combats entre les groupes islamistes et l'armée syrienne dans la ville de Ghouta. Autrement dit, sans attendre le résultat de l'enquête. Résultat qui visiblement ne les intéressait pas; bien au contraire.

De plus, ce crime, le mot n'a rien d'excessif, est fait au nom de la communauté internationale. Ainsi, trois individus qui sans la moindre légalité perpètrent des actes de banditisme international de ce calibre osent dire qu'ils le font au nom d'une soi-disant "communauté internationale", de laquelle seraient exclues, ipso-facto, les populations entières de la Chine, l'Inde, l'Amérique Latine, etc. Difficile de trouver preuve plus claire de leur arrogance néocolonialiste. Difficile aussi de trouver une personnalité plus encline au servilisme que le Français Emmanuel Macron, la nouvelle coqueluche des grosses industries de l'armement. Le lendemain des bombardements, la BBC de Londres révélait que c'était lui le vrai animateur du lâche projet. Lui-même se vantait dans une émission de télévision d'avoir fait changer d'avis Donald Trump qui avait déclaré qu'il comptait tout faire pour que son pays se retire militairement de la Syrie. "Je l'ai convaincu d'y rester" déclarait-il fièrement.

Ne nous trompons pas, la paix du monde est en danger; comme en 1914 et en 1939 le système capitalisme risque d'opter pour la solution guerrière pour sortir de sa crise. Raison pour, plus que jamais, organiser la résistance.

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