La lutte pour la paix plus que jamais d'actualité

Une vague d’émotion a secoué la planète à propos de ces centaines de migrants trimbalés de l'Italie vers Malte et finalement reconduits vers l'Espagne. On pouvait voir à la une des grands médias des photos à émouvoir les plus endurcis de leurs lecteurs. Pourtant c'était justement ces grands médias qui avant-hier avaient soutenu l'agression contre l'Irak, hier celle contre la Lybie et aujourd'hui même celle contre la Syrie. C'est ainsi, en fabriquant non seulement le consentement de l'opinion publique vis-à-vis de ces lâches entreprises guerrières mais en arrivant à faire que cette opinion les soutienne qu'ils ont ouvert et suscité ces énormes vagues migratoires. Voilà comment les migrations qu'on attendait par effet du réchauffement climatique ont été devancées par celles produites par ces interventions militaires déguisées sous des prétextes humanitaires mais en réalité profondément néocolonialistes.

C'est dans ce contexte que notre capitale accueille le sommet de l'OTAN. Son secrétaire général a déjà annoncé que cette réunion sera l'occasion de "faire respecter l’engagement en matière d’investissements de défense pris ensemble en 2014". Il s'agit du diktat du pentagone qui oblige les membres de l'OTAN à attribuer pour le moins 2 % de leur PIB aux dépenses militaires. Suite à cette injonction, 22 des 28 membres de l’Alliance ont augmenté leur budget de défense de plus de 3,8% entre 2015 et 2016 pour le grand plaisir du business de l'armement qui devient, un peu partout, le vrai décideur des politiques budgétaires de nos pays. Nous venons d'ailleurs de le constater chez nous avec ce véritable scandale d'Etat perpétré par nos autorités dans leur projet d'achat des avions de chasse où des éléments très importants du dossier furent délibérément cachés dans le but d'assurer une dépense que rien ne justifie si ce n'est le souhait de favoriser encore les profits des marchands de canons.

Le rapport de février de cette année de la "Nuclear Posture Review" (Examen de la politique nucléaire américaine) contenait une annonce importante : l'administration américaine, plus exactement le Pentagone, prévoit l'utilisation de munitions atomiques de faible puissance pour faire face aux menaces existantes. Et il cite les politiques de la Russie et la Chine qui "cherchent à bouleverser l'ordre international". Bombes miniatures qui ont l'avantage, pour leurs promoteurs, dans la mesure du possible hors de leurs frontières, d’en banaliser l’usage. Nous sommes prévenus!

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