Iran, Australie, nos pensions

Vladimir Caller, le .

En 1999 Bill Clinton voyait  s'approcher le risque d'être destitué de la présidence des Etats Unis suite suite  sa liaison avec Monica Lewinsky, une jeune stagiaire à la Maison Blanche. Pris de panique il décida, en guise de diversion de l'opinion publique, d'ordonner le bombardement immédiat de la Yougoslavie, pour de prétendues raisons humanitaires.

Vingt ans après, Donald Trump, empêtré lui aussi dans une procédure d'impeachment devant le parlement de son pays, avec le même propos et le  même cynisme de son prédécesseur, décide d'assassiner le Général iranien  Qassem Soleimani sans apporter la moindre preuve des griefs servant de justification à son crime.

Derrière cette grossière violation du droit et de la souveraineté des nations transparait ce lourd et vieux mépris Nord > Sud; cette preuve que l'Occident peut tout se permettre piétinant toute règle (Lybie, Syrie, Irak..). A cela s'ajoute la lâche servilité de Macron, vis-à-vis de ses maîtres d’Outre-Atlantique lorsque face à cette agression criminelle, il conseille aux Iraniens de "..surtout ne pas répondre" .

L'Australie brule et l'opinion mondiale s'émeut à juste titre des pompiers sacrifiés, des koalas et kangourous qui périssent cruellement. Au même moment le groupe allemand Siemens prépare sa participation dans la construction, dans ce même pays, de la mine Carmichael, la plus grande mine de charbon du monde, capable de produire plus de 60 millions de tonnes de charbon par an. Or on sait que le charbon est, de toutes les sources d'énergie, la plus nuisible sur le plan des émissions de CO2. Mais en fait, le problème n'est ni le charbon, ni le CO2. Le problème est la nature même du système capitaliste qui conditionne toute activité économique à la recherche du profit sans aucune retenue.

Chez nous les travailleurs, la population, sont en état d'alerte pour la défense de nos pensions et plus largement de notre système de sécurité sociale. Nous venons de le voir avec la manifestation interprofessionnelle de ce 28 janvier. Les risques que l'argent de nos cotisation puisse servir, comme c'est le cas en France avec le projet de Macron, pour le business spéculatif des gros fonds de pension américains n'est pas du tout à exclure. D’où l'urgence de ne pas baisser la garde et, tels les gilets jaunes, nous engager avec détermination en défense de nos conquêtes sociales.

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