1917-2017 : Un siècle d'histoire et de questions

On peut dire que tout commença au début du mois de janvier 1905 avec le licenciement brutal d'une poignée d'ouvriers des usines d'armement et de construction navale Poutilov à Saint-Pétersbourg et la grève qui s'ensuivit immédiatement. Cette usine, la plus importante de l'empire russe, comptait une dizaine de milliers d'ouvriers et était au centre de l'agitation révolutionnaire que connaissait un pays embarqué, par ailleurs de manière désastreuse, dans l'aventure de la guerre russo-japonaise. La grève ne tarde pas à se répandre impliquant des centaines de milliers d'ouvriers qui décident alors de manifester devant le Palais d'Hiver de manière à porter leurs doléances au tsar Nicolas II. Ce dernier, qui séjournait dans sa résidence d'été, chargea ses officiers de mettre de l'ordre, ce qui fut fait sans trop de retenue, puisque "l'ordre" revint au prix de plusieurs centaines de morts (certains historiens parlent de milliers). Dès lors, ce 22 janvier est connu dans le calendrier symbolique russe comme le "dimanche rouge".

Si l’on ne peut pas considérer les journées de janvier (ni en général celles de l'année 1905) comme faisant partie stricto sensu de la révolution bolchévique de 1917, l'on doit retenir trois faits majeurs de ces événements dont les conséquences font partie de l'histoire révolutionnaire qui s'annonce. Le premier est que la jonction entre la propagande révolutionnaire des "rouges" et la brutalité sans limites de la répression instaure une fracture durable entre la population et l'autocratie tsariste. Le second est la participation croissante des soldats aux activités protestataires et insurrectionnelles, car ils étaient sensibilisés aux campagnes des activistes révolutionnaires contre l'aventure guerrière dont ils étaient les premières victimes. Enfin, pour mieux organiser la résistance aux attaques des forces impériales, des ouvriers, des paysans et des soldats cherchent ces jours-là à s'organiser en conseils ("soviets" en langue russe), dénomination que l'histoire se chargera de consacrer.

Le mois de février 1917

Si le 22 janvier 1905 fut rouge, on peut dire que le mois de février 1917 le fut tout autant. Cette fois encore c’est à Petrograd, que l’étincelle eut lieu à l'occasion d'une manifestation populaire massive, le 23 février. Ce jour-là, de très nombreuses femmes manifestent contre la décision du gouvernement de réduire le maigre soutien aux foyers des soldats qui se trouvent sur le front. Ce sont en bonne partie des ouvrières des usines textiles et des industries métallurgiques qui espèrent profiter du fait que le jour prévu de la manifestation est aussi la journée internationale des femmes (le 23 février orthodoxe tombe le 8 mars du calendrier grégorien). Date sans incidence dans l'état d'esprit des troupes qui tirent sans état d'âme sur les manifestantes, provoquant encore des centaines de morts. Le général Kornilov dirige la répression mettant en œuvre l'ordre du tsar Nicolas de "faire cesser ces désordres par la force, et ce avant demain". En outre, ce dernier dissout la Douma, le parlement russe créé après les révoltes de 1905. Mais, cette fois la gestion de la violence contre les manifestants connaît un fait inédit : quelques unités de l'armée et de la police refusent de tirer sur les travailleurs ; plus grave encore, certains d'entre eux se joignent aux protestataires.

Les événements se précipitent. Le 3 mars, le tsar Nicolas abdique et est mis en résidence surveillée par les cercles du soviet de Petrograd. Son frère, pressenti dans la lignée d'aspirants au poste, refuse de lui succéder, ce qui favorise la constitution d'un double pouvoir : d'un côté un Gouvernement provisoire présidé d'abord par le prince Lvov et par après, par Alexander Kerenski et de l'autre, le Conseil des Soviets formé au cours des révoltes par des ouvriers, des paysans et des soldats, eux-mêmes dans une très large majorité d'origine paysanne. L'abdication du tsar permet au Gouvernement provisoire de se proclamer autorité à sa place consacrant ainsi l'abolition du tsarisme et la naissance de la république; tout ceci dans un pays engagé à fond dans la première guerre mondiale.

Pendant ce temps Lénine, qui de son exil en Suisse maintenait un contact étroit avec ses camarades, prépare son retour en urgence; il arrive par train à la gare de Petrograd le 3 avril ; il rédige pendant le trajet ses fameuses "Thèses d'Avril", titre d'un long article esquissant la voie à suivre pour arriver au pouvoir. Dans ce texte, il enjoint ses camarades à n'apporter aucun soutien au gouvernement provisoire, à exiger une paix immédiate sans annexions ni cessions, à nationaliser les banques et l'essentiel de l'économie, à établir la République des soviets.

La réaction tsariste, l'aristocratie russe, les grands propriétaires terriens et les patrons d'industrie chaque fois plus puissants dans un pays qui connaissait un grand développement industriel, ne pouvaient pas supporter tant de désordre et des menaces à la tranquillité de leur règne. Ils organisent alors la révolte contre le Gouvernement provisoire incapable selon eux de faire face à la révolte des "rouges". Le putsch a lieu le 30 août sous le commandement du général Kornilov, commandant en chef de l'armée, à ce moment, ses troupes prennent le nom d'armée blanche pour se différencier des "rouges".

L'assaut final

Les 25 et 26 octobre 1917, les insurgés, dirigés par Lénine, Ovanov et Trotski, prennent le Palais d'Hiver, siège du gouvernement russe, sous le mot d'ordre "Tout le pouvoir aux soviets". Deux semaines après, la guerre civile éclate. Le 12 janvier 1918, le Congrès des soviets approuve la « Déclaration des droits du peuple travailleur et exploité », une sorte de Déclaration des droits de l'homme dans le cadre de la lutte de classes. Le 5 mars, le parti bolchevique prend le nom de Parti communiste. Le 17 juillet, toujours en 1918, le tsar et sa famille sont exécutés alors que l'armée blanche s'approchait dangereusement des lieux et risquait de les récupérer. Dans ce cadre, la bipolarité du pouvoir entre la Douma et le Gouvernement provisoire, d'un côté, et les Soviets, de l'autre, devenait intenable surtout à propos du sujet majeur du moment, à savoir la poursuite ou non de la guerre. Le Gouvernement provisoire tenait absolument à la continuer tandis que les soviets, et notamment les bolcheviques dirigés par Lénine, s'y opposaient avec la même détermination.

Le traité de Brest-Litovsk

Ce fut plus qu'un traité. C'est un sujet devenu pierre blanche de la science politique de gauche, notamment. Il concerne la légitimité ou non du compromis et du renoncement en vue d’objectifs politiques plus élevés ou considérés comme tels. Lénine est favorable aux compromis et aux renoncements si cela permet de préserver l'option socialiste. Ce fut l'esprit de l'armistice signé avec la Triple Alliance (dominée par l'Allemagne) annonçant de très importantes concessions en territoires et en ressources. Dans le parti bolchevique, le débat fait rage; certains, dont Boukharine, parlent de capitulation. Cet armistice est le prologue du traité de Brest-Litovsk par lequel la jeune république bolchevique accepte de mettre fin aux combats sur le front oriental tout en perdant des parties importantes de son territoire et en acceptant d’indemniser le Reich avec une centaine de tonnes d'or. A noter que lors des négociations finales, Trotski fit preuve de lucidité et de réalisme en se pliant aux positions de Lénine. A noter également que, si des révolutions, notamment en Allemagne, avaient eu lieu avec succès, la Russie n'aurait pas dû s'incliner si facilement. Sur ce point, la position de Trotski de "révolution permanente" a été contredite par la réalité historique. A noter finalement, que la jeune république soviétique récupéra avec largesse les territoires perdus lorsque l'Allemagne vaincue signa l'armistice du 11 novembre.

La Nouvelle Politique Economique (NEP)

Pays de contrastes, la Russie tsariste, essentiellement rurale, connaissait en même temps au début du siècle un essor industriel impressionnant. Les effets de la Grande Guerre, la défaite, les révolutions et l'arrivée au pouvoir des bolcheviques, puis la si meurtrière guerre civile et les interventions militaires étrangères, tout ceci mit le pays dans une situation tout simplement intenable. C'est dans ce cadre que, en 1921, Lénine décide de faire "marche arrière" et de libéraliser partiellement la vie économique avec la NEP. Une approche pas si différente, dans son esprit, de celle du traité de Brest-Litovsk sur le plan de la guerre militaire. Avec une nuance énorme : la disparition de Lénine en janvier 1924 permit à Staline de mettre fin de manière progressive mais déterminée à cette expérience (elle fut officiellement arrêtée en janvier 1930), alors que le premier avait souhaité qu’elle soit de très longue durée. A sa place, fut lancée une politique très radicale d’étatisation de la vie économique, surtout agraire, avec une très violente campagne contre les koulaks (paysans riches), ainsi qu'une politique de soutien total à l’industrialisation. Cette évolution de la révolution d'octobre invite à se poser deux questions : une politique volontariste d'industrialisation était-elle nécessairement incompatible avec la NEP ? Et surtout, quelle aurait été le devenir de la révolution si la NEP avait continué le temps que Lénine avait prévu ? Cette question est loin d'être anecdotique. Quelques décennies plus tard, lorsque le déclin du pays et de son expérience se faisaient sentir, quelques dirigeants soviétiques, comme Alexis Kossyguine dans les années 70 ou Iouri Andropov pendant la décennie suivante, ont essayé ou, au moins, songé à essayer de sortir de la sclérose qui tenaillait l'économie soviétique et qui allait finalement l'épuiser et la désagréger. Tentatives qui échouèrent dans le premier cas à cause de la résistance de la ligne Brejnev et, dans le second, à la suite du décès inattendu d'Andropov.

Il nous est difficile, dans nos sociétés de consommation et de confort, d'imaginer dans quelle précarité extrême vivait la population russe ; on estime entre 3 et 5 millions le nombre de décès causés, dans les années 1918-1921, par les combats, la malnutrition, les maladies (typhus..) et la famine. Sur le plan économique, la situation n'était guère meilleure. La production industrielle était pratiquement paralysée. L'activité agricole connaissait aussi une très grave crise dans un contexte de guerre avec les réquisitions brutales et les troubles armés (une armée "verte" de groupes paysans fut créée entre la "rouge" des bolchéviques et la "blanche" des nostalgiques du tsarisme).

Pour faire face à cette situation, le Xe Congrès du Parti communiste adopta en mars 1921, sur proposition de Lénine, la NEP (Nouvelle politique économique) tendant à libéraliser sensiblement l'économie et relancer la production agricole et industrielle. Ainsi, on permit le retour, très contrôlé, de l'économie de marché dans la petite et moyenne industrie, l'artisanat et le commerce. L'investissement étranger était accepté sous surveillance de l'Etat (des entreprises américaines comme Ford et Occidental Petroleum s'installèrent en Russie). Les paysans récupérèrent le droit de garder une partie de leurs récoltes et de les commercialiser et de louer de la main d’œuvre. Cette réorientation cherchait, à notre avis, à répondre à un grave problème et une absence : la situation d'extrême urgence causée par les dégâts de la guerre civile et l'échec des révolutions européennes. Le pouvoir bolchevique isolé et en grand danger n'eut donc d'autre choix que d’opter pour la NEP pour survivre et ce, avec des résultats encourageants : la production agricole connut un important essor dans des conditions de travail apaisées, tandis que celle de l'industrie, beaucoup moins concernée par la NEP, restait plus ou moins stationnaire. Mais d’un autre côté, les pratiques marchandes, utilisées notamment par les koulaks, prirent une certaine ampleur avec l’apparition du marché noir et de pratiques spéculatives sur les surplus agricoles . Faits qui ne pouvaient qu'accentuer une importante opposition au sein du Parti, l venant de "l'opposition de gauche" dirigée par Trotski. Ce dernier avait dès le début manifesté des réticences envers la NEP, estimant qu'elle mettait en péril la fidélité aux idéaux révolutionnaires d'Octobre.

De l’abandon de la NEP à l'industrialisation forcée et à la collectivisation agricole

C'est alors que Staline, après une série de débats et confrontations assez vives, obtint en 1928, avec l'adoption du premier plan quinquennal, l'arrêt la NEP et le retour à une intense campagne de collectivisation de l'agriculture qui avait été interrompue pendant la NEP, de 1921 à 1927. Cette collectivisation impliquait la mise en commun obligée des terres, des outils et du bétail dans la quasi-totalité (environ 90 %) des terres agricoles du pays. Elle s’est traduite par la création des kolkhoz et des sovkhoz, formes de fermes collectives : les premiers constitués par le regroupement des fermes, notamment familiales, et les seconds de type étatique où les travailleurs étaient des employés. Ces modalités prolongeaient en quelque sorte la très vieille tradition slave des "mirs", communautés de familles paysannes qui partageaient le travail, la production et la nourriture.

En fait le processus de collectivisation de l'agriculture et celui de l'industrialisation étaient très imbriqués. L'expérience de la Première guerre mondiale, les interventions militaires étrangères et la guerre civile avaient démontré l'urgence de développer principalement l'industrie lourde ; d’un autre côté, l'agriculture restait la source principale de la richesse du pays. Ainsi, le revenu agricole, entre les mains de l'Etat, allait pouvoir être orienté vers le financement de l'industrialisation puisque c'est l'Etat qui monopolisait l’achat et la vente de denrées agricoles. Et ce, en favorisant les exportations, notamment de céréales, pour se procurer les devises nécessaires à l'importation de technologie occidentale. Ce double passage à la collectivisation agricole et à l'industrialisation fut toutefois loin d'être paisible : si la noblesse et la cour avaient perdu leurs propriétés terriennes lors de la révolution, il subsistait une couche importante de koulaks, des paysans possédant des petites et moyennes surfaces de terre, attachés fortement à leurs propriétés et opposés aux politiques de socialisation des terres. En outre, en 1932-33, une violente sécheresse s'abattit sur la Russie et causa une importante famine. En réaction, la réquisition forcée devint la norme et suscita un regain de violence dans les campagnes. L’opposition politique ne tarda pas à profiter de la situation. De graves exactions eurent lieu de part et d'autre. Des koulaks qui, ayant bénéficié indirectement de la période de la NEP, se livrèrent au marché noir, à la spéculation, à l’enfouissement des produits agricoles ou à l'abattage du bétail. La répression fut aussi d'une grande violence et allait préfigurer les répressions à venir.

Les années noires

Expérience inédite, la Révolution d'Octobre fut toujours accompagnée de controverses toujours vives, parfois violentes. Ainsi, par rapport au Gouvernement provisoire : y participer ou le faire tomber ? Ou par rapport au Traité de Brest-Litovsk : capitulation ou génie tactique ? Par rapport à la NEP : solution d'urgence et alternative pour un socialisme apaisé ou concession au capitalisme ? Même chose évidement quant à la collectivisation, l'industrialisation et les méthodes pour les développer. Cela dit, dans la vision de Staline, il y avait quelque chose de prémonitoire. Il avait connu la férocité des 14 armées étrangères qui étaient intervenues à la naissance du pouvoir soviétique, la résistance "blanche" et les koulaks en armes. Il savait que le grand capital occidental n'avait pas la moindre intention d'accepter la survie du bolchevisme et que l'Allemagne allait jouer un rôle clé. Sur ce plan, il fut sans doute visionnaire. D'où l'urgence de se lancer dans une industrialisation à outrance. Est-ce que cela justifiait une politique répressive aussi radicale de toutes les oppositions et dissidences ? L'auteur de ces lignes en doute sérieusement, mais la question n'est pas fermée et chacun devra se la poser.

1945 : victoire sur le nazisme, 1989 : victoire de l'Occident ; interrogations

Il avait bien anticipé le risque allemand, Staline. Dans le contexte des retombées de la crise de 1929 sur une Allemagne revancharde et blessée de surcroît par le Traité de Versailles, Hitler arrive au pouvoir en songeant en la perspective d'en finir avec l'expérience bolchevique. Il fut aidé en ce sens par une social-démocratie qui avait déjà fait preuve de son inconséquence en optant pour "union sacrée" lors de la Grande guerre. Les puissances occidentales alimentaient le même espoir que la puissante oligarchie allemande de la chimie et de l'acier qui soutenait Hitler tout en craignant son imprévisibilité et sa folie expansionniste. La Conférence de Munich en 1938, où l'axe franco-britannique fit preuve d'une grande complaisance envers le Führer en avalisant le partage de la Tchécoslovaquie, mettant ainsi bien en évidence le double jeu de ces puissances et alertant l'URSS. La signature par cette dernière d'un accord de non-agression avec l'Allemagne motive pourtant une vague d'indignation hypocrite de leur part. Cet accord, que Kissinger qualifia plus tard, comme "le plus grand coup diplomatique de génie du XXe siècle", permit pourtant à l'URSS à se préparer à résister aux envahisseurs de la Wehrmacht et éviter à la planète l'horreur nazie. Indignation hypocrite parce que cet accord survint non seulement après la capitulation munichoise des "démocraties" occidentales mais après que, pour se limiter à un seul exemple, Georges Bonnet, ministre des Affaires Etrangères de la France ait signé un pacte de non-agression avec le même Von Ribbentrop. Ce fut finalement Winston Churchill qui donna ultérieurement raison à Staline1.

La guerre finie, Staline mort, une nouvelle phase commençait avec Khrouchtchev qui proposa de dépasser les Etats-Unis par une certaine libéralisation de l'activité économique et politique à partir d'une violente dénonciation du stalinisme. Sans aucun doute, sa gestion eut un rôle majeur dans le devenir de l'expérience soviétique. On peut dire que, plus tard, Gorbatchev récupéra et prolongea la parenthèse khroutchevienne avec, en plus, une politique claire de concessions, souvent sans contrepartie, aux Etats-Unis. C'est ainsi que finit le rêve léniniste, un 25 décembre 1991, lorsque le drapeau avec la faucille et le marteau fut remplacé, dans l'indifférence presque totale de la population soviétique et surtout de sa classe ouvrière, par celui du tsar Pierre Le Grand. Pourtant, il s'agissait d’une expérience qui, dans des conditions extrêmes d'adversité, avait réussi à matérialiser des progrès inédits et énormes dans la multimillénaire histoire sociale de l'humanité en faveur des exploités et oubliés. C’est à propos de cette transition si radicale et pourtant si pacifique, que cette chronique voudrait conclure : lors de la chute d’Allende, de Sankara, de Gbagbo, de Kadhafi, ou d’autres, d’énormes résistances ont eu lieu. Le fait que ce n'ait pas été le cas lors de la liquidation de la première et plus grande expérience d'un État ouvrier de l'histoire pose une question à la quelle la gauche ne peut pas se dispenser de répondre.

1.«...l'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les événements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après coup terriblement payé pour cela.» in The Second World War, Vol 1, p.104

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