Portugal : Adieu l'austérité ? Bonjour la gauche ?

Il n'y a pas d'alternative, c'est ce que prétendent les partisans de l’austérité qui dominent aujourd'hui les institutions européennes et la plupart des gouvernements de l'Union Européenne (UE) et en particulier le nôtre. Le cas du Portugal démontre exactement le contraire. En effet, il a le vent en poupe. Son ministre des finances, Mario Centeno, vient d'être élu président de l'Eurogroupe, l'instance très influente regroupant les ministres des finances de la zone euro. Mais surtout, le Portugal est le premier pays européen à tourner le dos aux politiques d'austérité.

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Le pillage de l'épargnant lambda

Au début des années cinquante, quand je suis entré à l'école communale, l'instituteur, M. Dumont, nous a donné une feuille à faire lire par nos parents. Aujourd'hui, on appelle cela un tract. Le texte, lu à haute voir par l'instituteur, incitait nos parents à nous ouvrir un carnet d'épargne à la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite (CGER). En bons parents qu'ils étaient, ils m'ont encouragé à épargner. Je ne me rappelle plus si c'était tous les mois ou toutes les semaines. Ce dont je me souviens, c'est que M. Dumont ramassait les carnets le lundi et glissait l'argent à l'intérieur pour les déposer à la poste. En retour, nous recevions nos carnets avec un timbre correspondant à la somme déposée. Cette épargne était fructueuse et pédagogique. M. Dumont exigeait, que toute classe dépose une somme identique afin de gommer les différences entre les enfants issus de milieux sociaux dissemblables. J'ai appris plus tard qu'il n'hésitait pas à mettre la main à la poche pour combler l'épargne d'enfants moins fortunés. Il s'arrangeait ensuite avec la ligue des écoles officielles.

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Erdogan et le visage honteux de l'Europe

ERDOGAN ET LE VISAGE HONTEUX DE L'EUROPE

La Commission européenne devait présenter son rapport annuel sur l'élargissement concernant la Turquie en août. Ce rapport était très attendu puisque dans son rapport précédent, la Commission parlait de "graves inquiétudes concernant la séparation des pouvoirs" et constatait "une approche restrictive de la liberté d'expression" dans ce pays. Entretemps, et n'importe quel observateur moyennement averti peut en témoigner, les faits qui provoquaient les "graves inquiétudes" à la Commission n'ont fait que s'aggraver de manière spectaculaire à fur et à mesure que la date des élections du 1er novembre approchait.

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