En Iran, l’impuissance des puissants

Donald Trump avait géré, avec éclat et succès, les dossiers vénézuéliens et arméniens, il semble progresser dans le cubain (visant, dans tous ces cas, à porter atteinte aux intérêts russes et chinois), et voilà qu’il se « plante » solennellement en Iran.

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Le trumpisme comme idéologie

« Nous ne devons pas permettre que des actionnaires touchent des dividendes colossaux ; qu’ils tirent de gros profits lors des rachats massifs d’actions tout en se payant des salaires exorbitants et injustifiés et ce, au détriment des investissements dans les usines… ». [1] « Nous ne laisserons plus les Américains se faire arnaquer par les banques qui facturent les cartes de crédit à des taux de 20 à 30 % » [2]

Non, l’auteur de ces messages n’est pas Raoul Hedebouw avec la taxe pour les millionnaires mais un certain Donald Trump, ces 7 et 11 janvier, via son réseau ‘Truth Social’. « Nous n’allons pas continuer à permettre ni tolérer cette situation » sont les derniers mots de la première de ces déclarations qui faisait référence aux géants de l’industrie militaire étasunienne.

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Trump, l’absolue violation du droit.

Durant la nuit du 2 au 3 janvier, en violation totale du droit international, l’État souverain du Venezuela a été victime d’une attaque terroriste sans précédent menée par l’administration Trump qui a aboutit à l’enlèvement de son président élu Nicolas Maduros et de son épouse Celia Flores.

Intitulée « Absolute Resolve » (détermination absolue), l’opération a frappé des quartiers résidentiels ainsi que des infrastructures stratégiques dans la capitale Caracas et dans d’autres régions en causant la mort de 80 victimes civiles et militaires vénézuéliennes et de 32 militaires cubains affectés à la protection du président Maduros.

Une fois de plus, Trump manifeste son mépris total du droit international, un mépris qui lui vaut d’être encensé par le gouvernement sioniste qui bafoue tout autant l’ONU et ses résolutions. Ses récentes prétentions d’intervenir en Iran pour défendre les victimes de la répression sonnent faux face à son indifférence par rapport aux 60 000 victimes gazaouis de son allié sioniste Natanyaou. Notre critique du pouvoir des théocrates de Téhéran ne nous empêche pas de dénoncer les sanctions exercées contre l’Iran par les Etats-Unis et leurs alliés sionistes et européens, ainsi que leurs terribles conséquences pour la population iranienne.

Rappelons que depuis le début de son second mandat, tout en se présentant comme le « Président de la paix » Donald Trump a autorisé des frappes militaires en Iran, en Irak, au Nigeria, en Somalie, en Syrie, au Yémen.

Trump a justifié son opération au Venezuela en défendant la doctrine Monroe formulée en 1823 par le cinquième président qui faisait de l’Amérique du sud la chasse gardée de Washington.

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Cuba : Le caillou dans la chaussure yankee

Lors de sa première visite à l’île en 2013, le directeur général de la F.A.O, Graziano da Silva déclarait : « La sécurité alimentaire de Cuba est similaire à celle des pays développés, avec un indice de malnutrition affectant moins de 5 % de la population. Ce résultat a été possible grâce aux politiques mises en œuvre par le gouvernement pour y assurer les droits à l’alimentation » [1]  Depuis lors, ces constats faits par la FAO sont devenus récurrents. Deux ans plus tard, en 2015, son collègue Theodor Friedrich, confirmait cette appréciation en qualifiant l’île comme « élève modèle » en ce qui concerne le devoir de tout état d’assurer le bien-être nutritionnel des populations. Il précisait, en saluant la réduction précoce de la faim dans le pays « ... Cuba est l’un des rares États à avoir atteint aussi bien les objectifs du Millénaire pour le développement » [2] 

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Drogues, pétrole, missiles au Venezuela - Est-ce bien la cocaïne ou le PIB ?

Le groupe étasunien Bloomberg est l’oracle de Delphes [1] incontournable de la finance planétaire et de la gestion de sa communication économique et politique. C’est ainsi que, très naturellement, il s’est toujours illustré pour ses campagnes contre le Venezuela chaviste véhiculant des prédictions les plus sombres pour ce pays avec le concours, aussi naturellement, de Mme Machado, récente prix Nobel.

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Récit d’une espérance entravée – La Global March to Gaza vue de l’intérieur

Bruxelles, 12 juin 2025 – Aéroport de Zaventem

L’atmosphère est étrange, presque oppressante, dans la salle d’embarquement du vol vers Le Caire. Les visages familiers croisés lors de précédentes manifestations pour la Palestine se retrouvent. Les regards se frôlent mais évitent de se fixer, comme pour ne pas trahir une intention commune déjà suspectée. La peur d’être intercepté avant même le décollage plane dans les esprits.

Nous avons attendu ce moment pendant longtemps. Nous, citoyens du monde épris de justice, trop souvent réduits au silence par l’impuissance. La Global March to Gaza était notre cri collectif : plus de 4 000 militants venus de plus de 50 pays réunis pour dénoncer le blocus de Gaza et porter un message de solidarité au peuple palestinien — dans la paix, mais avec détermination.

Arrivée au Caire. Derrière des sourires forcés et des attitudes de touristes de circonstance, la tension est palpable. À l’aéroport, des militants sont isolés, interrogés, expulsés. Moi-même, retenue pendant quatre heures, j’émerge épuisée mais soulagée d’avoir franchi ce premier obstacle. Ce que je ne savais pas encore, c’est que l’enquête ne faisait que commencer.

Le premier taxi, l’hôtel changé en dernière minute, les visages scrutés. Tout semblait orchestré pour regrouper les « suspects ». Puis, le lendemain — 13 juin — les espoirs s’éloignent brusquement : l’attaque d’Israël contre l’Iran déclenche un durcissement sécuritaire sans précédent. Contrôles, interrogatoires, fouilles de téléphones… même une simple photo à la place Tahrir suffit pour être suspectée.

Des militants sous surveillance. Au fil des jours, la société égyptienne semble se métamorphoser en une gigantesque machine à surveiller. Les regroupements sont dissous, les bus affrétés sont annulés, les logements Airbnb refusés à l’arrivée. Certaines délégations sont agressées devant les forces de l’ordre, d’autres expulsées sans sommation.

Jour après jour, l’espoir s’amenuise, comme un mirage qu’on tente d’atteindre mais qui s’éloigne toujours plus.

Message du 16 juin – Avertissement ultime

“Nous déconseillons vivement toute action de protestation. Le gouvernement pourrait autoriser les départs. Mais toute initiative vous expose à une possible détention ou expulsion. Des rumeurs font état d’une autorisation de tir.”

À ce stade, l’indignation dépasse la peur. Je ne peux pas partir sans rien faire. Ce jour-là, je retrouve mon ami Tarek, palestinien. Je lui demande de rencontrer les enfants gazaouis réfugiés en Égypte depuis le 7 octobre 2023. J’ai besoin de les voir, de les écouter, d'entendre leurs récits et de porter leurs voix de l’autre côté du mur du silence.

Ma marche change alors de trajectoire : elle devient celle d’un témoin, d’une passeuse d’histoires. De ceux qui ne peuvent plus crier, parce qu’ils sont enfants, meurtris, vivants en apnée.

Et puis il y a Mona. Petite voix dans le tumulte. Elle ne parle pas de politique, ni de guerre — elle parle de sa maison, de sa grand-mère, de ce qu’on lui a arraché sans préavis.

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