La politique de cohésion de l'Union européenne vise, en principe, à endiguer les disparités économiques, sociales et territoriales entre les régions du continent. Tout indique, néanmoins, que sa finalité est détournée, au service des orientations politiques de la Commission européenne. Son financement représente un tiers du budget de l'UE.
Dans les décennies 1980-1990, le Pérou fut le théâtre d’un sanglant conflit armé, animé par des organisations révolutionnaires, qualifiées de terroristes. Héritage de ces confrontations, la notion de terrorisme (« terruqueo » en péruvien) est habilement utilisée aujourd’hui par le pouvoir et des intérêts privés liés à l’exploitation des richesses naturelles du pays, pour délégitimer les contestations ou revendications des communautés vivant près de ces sites d'exploitation. Nous commentons ici trois cas typiques de ces pratiques.
Quelques jours après le deuxième tour des élections présidentielles du 7 juin, la peur et le désespoir, régnaient parmi divers segments représentatifs de la classe dominante. Ils voient avec une crainte grandissante, la possibilité réelle de subir une nouvelle défaite lors des élections qui venaient d’avoir lieu. Ils ne supportaient pas l'idée même que cela puisse leur arriver à nouveau.
Cela s’était déjà produit, lorsqu'ils ont perdu en 2011 face à Ollanta Humala, mais à l'époque, ils ont réussi à « encercler » le candidat vainqueur en exploitant ses incohérences, ses limites et ses faiblesses, et ont finalement réussi à le neutraliser, ce qui leur a permis de surmonter temporairement leur frayeur avec une relative facilité. Ils ont de nouveau pris peur – un peu de panique même – lorsque Pedro Castillo a remporté les élections de 2021 et, dès le début, ils ont comploté pour le chasser du gouvernement et récupérer les positions qu’ils avaient perdues. À partir de là, leur colère n’a connu aucun répit.
Dopée par le backlash écologique et la montée en puissance des droites extrêmes, la nouvelle Commission Européenne (Ursula II, depuis 2024), est toujours dirigée par le PPE[1], mais un PPE qui se tourne résolument à droite, renie ses passades un peu sociales ou environnementales, pour s’inscrire dans une volonté de puissance, au sens conservateur du terme : compétitivité, parts de marché, élargissement de la sphère d’influence et militarisation.
Le second tour de l’élection présidentielle du 21 juin 2026 n’était pas une élection comme les autres dans l’histoire politique de la Colombie. Son résultat a dépassé les frontières nationales et s’est inscrit dans un conflit géopolitique bien plus vaste qui se déroule actuellement en Amérique latine.
Lorsque Fidel et ses ‘barbudos’ prennent le chemin des montagnes de la Sierra Maestra pour combattre la sanguinaire dictature de Batista, leur but ne se limite nullement à la restauration de la démocratie. Ils sont parfaitement conscients de la nécessité urgente de modifier les structures singulièrement injustes de la société cubaine.