Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, remarquait, dans un rapport à son supérieur hiérarchique intitulé « Le déclin et la chute de Fidel Castro », que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et que « le seul moyen de réduire le soutien interne passait par l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen doit être utilisé rapidement (…) : dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement »1 .Dès le lendemain, l’île rebelle se voyait soumise à une liste interminable de sanctions et de sabotages en tous genres.
Soucieux de formaliser cette agression, le président « progressiste » John F. Kennedy signait le 7 février 1962 un ordre exécutif décrétant un embargo total et permanent contre Cuba sans, bien entendu, se priver de n'importe quel type d’agressions, en ‘off’ de nature criminelle.
Problème. N’ayant pas pu faire plier l’esprit de résistance d’une population après 66 années d’agressions de tous genres, il s’agit maintenant de l’encercler, de l’étrangler, de plus faire usage de la famine et des maladies comme ultime recours. Preuve que nous approchons du stade final des visées impérialistes sans plus aucun scrupule. Nous l’avons vu avec la séquestration du président vénézuélien Nicolas Maduro où même les fallacieux prétextes pour la justifier ne sont plus d’usage ; on avoue sans honte qu’il s’agit de capter le pétrole et autres richesses du pays tout en cherchant à arrêter le processus de redressement économique et social que ces richesses permettaient.
Pétrole qui, évidemment, n’est pas étranger non plus, dans l’agression, également de longue date, que subit l’Iran. Mais, ici aussi, il ne s'agit pas que du pétrole. Il s’agit de changer un régime de manière à faciliter les sinistres plans prévus pour la Palestine ; d’où la très importante participation des services secrets israéliens- également avouée sans vergogne- dans la déstabilisation du pays. Inutile de souligner ici nos distances avec la nature du régime politique iranien ; distances qui ne nous empêchent pas d’être solidaires avec ce pays et sa population installées dans un état de résistance permanente. Et d’appeler les forces démocratiques et progressistes à faire barrage, dans la plus large unité possible, au format néofasciste qui s’annonce via la militarisation à outrance des relations internationales, de nos économies et de nos esprits. VC.
Durant la nuit du 2 au 3 janvier, en violation totale du droit international, l’État souverain du Venezuela a été victime d’une attaque terroriste sans précédent menée par l’administration Trump qui a aboutit à l’enlèvement de son président élu Nicolas Maduros et de son épouse Celia Flores.
Intitulée « Absolute Resolve » (détermination absolue), l’opération a frappé des quartiers résidentiels ainsi que des infrastructures stratégiques dans la capitale Caracas et dans d’autres régions en causant la mort de 80 victimes civiles et militaires vénézuéliennes et de 32 militaires cubains affectés à la protection du président Maduros.
Une fois de plus, Trump manifeste son mépris total du droit international, un mépris qui lui vaut d’être encensé par le gouvernement sioniste qui bafoue tout autant l’ONU et ses résolutions. Ses récentes prétentions d’intervenir en Iran pour défendre les victimes de la répression sonnent faux face à son indifférence par rapport aux 60 000 victimes gazaouis de son allié sioniste Natanyaou. Notre critique du pouvoir des théocrates de Téhéran ne nous empêche pas de dénoncer les sanctions exercées contre l’Iran par les Etats-Unis et leurs alliés sionistes et européens, ainsi que leurs terribles conséquences pour la population iranienne.
Rappelons que depuis le début de son second mandat, tout en se présentant comme le « Président de la paix » Donald Trump a autorisé des frappes militaires en Iran, en Irak, au Nigeria, en Somalie, en Syrie, au Yémen.
Trump a justifié son opération au Venezuela en défendant la doctrine Monroe formulée en 1823 par le cinquième président qui faisait de l’Amérique du sud la chasse gardée de Washington.
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