Au terme de l’accalmie occasionnée par les vacances, enseignants et élèves ont regagné leurs salles de classe sans qu’aucune de leurs revendications n’ait été satisfaite. Si le mouvement enseignant de contestation n’a pu obtenir, à ce jour, la moindre concession, sa reprise rappelle toutefois à tous que le malaise qui traverse l’enseignement n’a ni disparu ni été résolu durant la trêve estivale, et que les difficultés dénoncées depuis des mois demeurent entières. En ce début d’année scolaire, il peut s’avérer utile de les repréciser.
« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise » (Bertold Brecht)
Déplorant à l’envi que les antifas l’empêchent de s’exprimer, se revendiquant de la démocratie, alors que ses opposants deviennent de facto des ennemis de la démocratie ou des dangereux gauchistes, le président du mouvement réformateur (MR) ne se prive pas de jouer la victimisation, plutôt que de répondre à ses détracteurs, dans l’esprit du débat contradictoire, sur les reproches qui lui sont adressés.
Lors de sa récente visite dans notre pays, le Pape François, qui nous est présenté comme progressiste et populaire a montré son vrai visage.
À cette occasion, il a répondu à une lettre écrite par cinquante étudiants, professeurs et doctorants de l’UC Louvain qui exprimaient leurs préoccupations concernant la place des femmes dans l’Église et la société, et les violences sexuelles.
Le moins que l’on puisse dire est que sa sainteté a exprimé des positions qui confirment le conservatisme de l’institution qu’il préside.
Le patron de Proximus qui annonce la suppression de 1.200 emplois dans les dix prochaines années, en modérant de la sorte l’information : On ne détruit pas des emplois, on les reconstitue avec moins de personnes. Ce tour de passe-passe sémantique est symptomatique du cynisme des employeurs qui ne comptent plus désormais en nombre de travailleurs, mais en nombre de postes.
L’humain a disparu au profit de la fonction. Pour chaque poste de travail se pose aujourd’hui la question de savoir s’il doit être occupé par un être humain, un algorithme ou être externalisé. Et cela ne concerne plus seulement les travailleurs peu qualifiés, mais aussi les cadres et les managers. Face à cette déshumanisation du travail, quelle devrait être la stratégie syndicale ? L’action récente chez BPOST nous donne peut-être des pistes à creuser pour contrer ce déni des valeurs humaines au profit des valeurs financières.
En Belgique, il suffit apparemment d’être économiste ou financier pour devenir automatiquement spécialiste en pédagogie. À court de finances, et n’osant pas taxer les personnes très riches et les entreprises de la même façon que les citoyens qui créent leur richesse, c’est-à-dire les travailleurs, la Fédération Bruxelles-Wallonie se trouve en difficultés financières. Pour cette raison, elle a mis sur pied un comité dit « d’experts » chargé de proposer des mesures d’économie. Ce comité a donc émis des propositions dans les domaines de la petite enfance, la culture, l’aide à la jeunesse, l’audiovisuel, les sports et l’enseignement.
Le dimanche 23 juin, l’émission « Rendez-vous »de la chaine RTL nous a permis d’assister à la consternante prestation de Mme Galand qui s’est prononcée sur l’opposition entre les chômeurs profiteurs et tous ceux qui veulent travailler. Un thème largement exploité par la droite durant la campagne électorale.
Mme Galand considère que les chômeurs sont « Des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’ils ont des revenus trop importants au chômage ».