Le procès STIB, pour le respect du principe de concertation en matière de sécurité au travail et la reconnaissance du droit de retrait

Du lundi 11 au dimanche 18 mai 2020, plus de mille chauffeurs de bus et de tram ont refusé monter dans leur véhicule, invoquant leur droit de retrait. A l’occasion du premier déconfinement, la direction de la STIB décide, sans concertation avec son Comité pour la Prévention et la Protection au Travail (CPPT), d’alléger considérablement les mesures de précaution qui avaient été prises dans les premiers mois.

 

Dorénavant il n’y a plus de limitation du nombre de passagers ; les services coupés et les changements de conducteur en milieu de ligne reprennent. Les travailleurs estiment que cela les expose beaucoup plus au risque d’être contaminé. Le CPPT n’a vu aucune analyse de risque permettant de lever leurs craintes. Les conducteurs savent que leur tâche est essentielle, et ils n’ont jamais cessé le travail malgré le risque. Mais il ne faut pas abuser de leur héroïsme et de leur bonne volonté. Pourquoi soudain, en mai, supprimer toutes les mesures de précaution ?

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SOLIDARITÉ AVEC LES TRAVAILLEURS DE FEDEX

Le Bureau Politique  du Parti Communiste de Belgique exprime son soutien aux travailleurs de l’aéroport de Bierset dont 671 sont licenciés par la multinationale américaine FEDEX  malgré une année 2020 record dans le secteur de la logis¬tique. Cette décision menace également l’avenir des 861 agents restants et des travailleurs des sous-traitants de FEDEX.
 
Le BP rappelle que ces licenciements ne sont pas une conséquence du BREXIT comme le prétend la direction. Ils font suite au plan de réorgani¬sation stratégique décidé antérieurement par FEDEX après son rachat de TNT en 2016 dans le but de réaliser son objectif ambitieux de relier le plus grand réseau express aérien du monde au réseau routier européen. Il rappelle qu’au-delà de Bierset ce plan aura un impact négatif pour l’emploi de 6000 autres agents de FEDEX en Europe.
 
Le BP considère ce licenciement massif comme une nouvelle preuve du mépris d’une multi¬nationale largement bénéficiaire pour ses travail¬leurs qui se sont particulièrement investis en travaillant jour et nuit pour assurer le transport et la distribution des produits médicaux au plus fort de la pandémie, tout  en contribuant à la notoriété du site  de Bierset considéré comme « le meilleur aéroport de fret du monde ».
 
Le BP s’associe entièrement à la FGTB wallonne qui dénonce une nouvelle fois la destruction de l’emploi par des entreprises bénéficiaires qui profitent d’aides publiques non conditionnées, et soutiendra les travailleurs de FedEx dans leurs actions.
 
Le 11 février 2021.
Le BP du PCB
 

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Rés(v)olutions syndicales pour 2020 et après

Escargot sur une horloge

La fin de l’année 2019 ne rime pas vraiment avec bonnes nouvelles, si on pense à la défaite historique du parti travailliste en Grande-Bretagne (parti fondé par les syndicats et supposé être leur relais politique), et aux sirènes nationalistes, dans ce pays comme dans tant d’autres. L’échec de la COP25, qui aurait dû donner enfin à l’ensemble des pays du monde une coordination et un leadership clairs pour désamorcer la bombe environnementale, est un autre signal sombre.

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La naissance d’un monstre

Nous pouvions, un moment, espérer naïvement que la pandémie soit le déclic pour un changement en profondeur de système économique. Le besoin d’une sécurité sociale généreuse et universelle et de services publics forts est maintenant indéniable : ils ont permis à nos sociétés de continuer à fonctionner, aux travailleurs empêchés de conserver un revenu et aux malades de ne pas être pénalisés deux fois (une fois par la maladie, une deuxième par la facture en soins de santé).

Organiser l’activité économique en fonction des besoins sociaux, plutôt que laisser libre cours à la course aux profits, tombe maintenant sous le sens.Des gouvernants ont pris des engagements : relocaliser l’économie, refinancer les soins de santé, abandonner la politique d’austérité permanente, …

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Syndicalistes, pas criminels!

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Ce 23 novembre, 17 syndicalistes se retrouvaient devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d'entrave méchante à la circulation !

Les 17 camarades de la FGTB, dont Thierry Bodson, son président, ont été condamnés, certains à un mois de prison avec sursis, d'autres à 15 jours avec sursis.

Les faits qui leur sont reprochés remontent à octobre 2015. A cette période, de nombreuses actions étaient menées contre les politiques d'austérité du gouvernement Michel.

Près du pont de Cheratte, un barrage avait été organisé. Il entraînera d'importants bouchons, comme chaque jour à cette époque d'ailleurs, car des travaux étaient en cours à cet endroit.

Le tribunal a donc retenu l'entrave méchante à la circulation contre 17 syndicalistes qui auraient participé à ce blocage.

Cette affaire est à rapprocher de la poursuite de deux syndicalistes du port d'Anvers qui, un jour de grève en juin 2016, contre les mêmes politiques d'austérité du gouvernement Michel, avaient participé à un blocage dans le port. Ils avaient aussi été poursuivis pour entrave méchante à la circulation.

En juin 2018, Bruno Verlaeckt, président de la FGTB d’Anvers avait reçu une condamnation « pour le principe », non assortie d’une peine et Tom de Voght, délégué FGTB dans une entreprise du secteur chimique, avait finalement été acquitté. Le jugement a depuis été confirmé en cassation.

Dans les deux cas, la justice a eu recours à l'article 406, un article qui vise des conduites qui mettent autrui en danger, et à propos duquel, lors des discussions parlementaires précédant son adoption, il avait été précisé qu’il ne pourrait être utilisé « à l’encontre de grévistes et de piquets de grève pacifiques ». N'oublions pas que l'article 406 prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison !

Le jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Anvers avait été jugé comme rendu dans un contexte d’offensive du patronat et du gouvernement contre les droits syndicaux. Dans l’affaire dite du « Pont de Cheratte », les condamnations ont été, comme on l'a vu, durcies.

Ces décisions de la justice sont une véritable remise en cause de l’exercice du droit de grève.

Pour mémoire, en 1997, le blocage de l'autoroute de Clabecq s'était terminé par un non-lieu, le tribunal de Nivelles jugeant que les actions menées relevaient du droit de grève.

Depuis, les actes contre le droit de grève se sont multipliés, service minimum aux chemins de fer, huissiers présents sur les piquets de grèves notamment.

Si l'on ajoute à cela le rôle des médias qui donnent la parole aux "usagers" importunés par les grèves sans rappeler leurs vraies causes et leur objectif à long terme, la criminalisation des syndicats et des luttes est devenue une tendance lourde.

La comparaison des jugements d'Anvers et de Liège montre une évolution de plus en plus dure envers les mouvements sociaux et les syndicats.

Thierry Bodson a déclaré qu'il était difficile de ne pas y voir un jugement politique.

Face à cette tendance, les syndicats doivent rapidement réagir.

La FGTB a posé des préavis de grève pour les 1er et 10 décembre afin que nous puissions montrer notre détermination par des actions ponctuelles.

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La santé, un enjeu social (et donc politique) majeur !

DR78 Santé

Le mouvement des « mardis des blouses blanches » (actions de sensibilisation tous les mardis menées par le personnel soignant), entamé depuis juin 2019 et qui a culminé dans une grève nationale en front commun le 24 octobre, peut se féliciter d’une belle victoire : le vote par le Parlement ce 21 novembre d’un fonds de 400 millions € sur base annuelle destiné à l’amélioration des conditions de travail du personnel infirmier.

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