Quelles réponses syndicales aux régressions sociales ?

Le patron de Proximus qui annonce la suppression de 1.200 emplois dans les dix prochaines années, en modérant de la sorte l’information : On ne détruit pas des emplois, on les reconstitue avec moins de personnes. Ce tour de passe-passe sémantique est symptomatique du cynisme des employeurs qui ne comptent plus désormais en nombre de travailleurs, mais en nombre de postes.

L’humain a disparu au profit de la fonction. Pour chaque poste de travail se pose aujourd’hui la question de savoir s’il doit être occupé par un être humain, un algorithme ou être externalisé. Et cela ne concerne plus seulement les travailleurs peu qualifiés, mais aussi les cadres et les managers. Face à cette déshumanisation du travail, quelle devrait être la stratégie syndicale ? L’action récente chez BPOST nous donne peut-être des pistes à creuser pour contrer ce déni des valeurs humaines au profit des valeurs financières.

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Enseignement : Entre expertise et réalité

En Belgique, il suffit apparemment d’être économiste ou financier pour devenir automatiquement spécialiste en pédagogie. À court de finances, et n’osant pas taxer les personnes très riches et les entreprises de la même façon que les citoyens qui créent leur richesse, c’est-à-dire les travailleurs, la Fédération Bruxelles-Wallonie se trouve en difficultés financières. Pour cette raison, elle a mis sur pied un comité dit « d’experts » chargé de proposer des mesures d’économie. Ce comité a donc émis des propositions dans les domaines de la petite enfance, la culture, l’aide à la jeunesse, l’audiovisuel, les sports et l’enseignement.

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Ils ne veulent pas travailler?

Le dimanche 23 juin, l’émission « Rendez-vous »de la chaine RTL nous a permis d’assister à la consternante prestation de Mme Galand qui s’est prononcée sur l’opposition entre les chômeurs profiteurs et tous ceux qui veulent travailler. Un thème largement exploité par la droite durant la campagne électorale.

Mme Galand considère que les chômeurs sont « Des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’ils ont des revenus trop importants au chômage ».

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Georges-Louis Bouchez et la notion de fascisme

« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise » (Bertold Brecht)

Déplorant à l’envi que les antifas l’empêchent de s’exprimer, se revendiquant de la démocratie, alors que ses opposants deviennent de facto des ennemis de la démocratie ou des dangereux gauchistes, le président du mouvement réformateur (MR) ne se prive pas de jouer la victimisation, plutôt que de répondre à ses détracteurs, dans l’esprit du débat contradictoire, sur les reproches qui lui sont adressés.

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Le père François tombe le masque.

Lors de sa récente visite dans notre pays, le Pape François, qui nous est présenté comme progressiste et populaire a montré son vrai visage.

À cette occasion, il a répondu à une lettre écrite par cinquante étudiants, professeurs et doctorants de l’UC Louvain qui exprimaient leurs préoccupations concernant la place des femmes dans l’Église et la société, et les violences sexuelles.

Le moins que l’on puisse dire est que sa sainteté a exprimé des positions qui confirment le conservatisme de l’institution qu’il préside.

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Forest, la fin d’Audi Brussels

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Les débuts modestes

L’histoire de l’usine de Forest est indissociable de la société D’Ieteren qui avait conquis ses lettres de noblesse dès le 19e siècle dans le domaine des attelages et de la carrosserie de luxe. En 1935, elle se spécialise dans le montage des automobiles américaines Studebaker réalisé dans ses locaux modestes de la rue du Mail à Bruxelles.

L’ascension

En 1948, D’Ieteren décide de transférer l’assemblage à Forest dans une nouvelle usine qui sera agrandie en 1952. A la même époque, D’Ieteren conclut un accord avec Volkswagen pour assembler les Porsche et la célèbre VW coccinelle, dont le premier exemplaire sort de la chaine de Forest en 1954. À ce moment-là, l'usine avait une superficie d'environ 314 000 m2 et occupait 750 employés, pour une production d’environ 75 voitures par jour.

En 1960, la production des Studebaker a été arrêtée, mais la production de Volkswagen et Porsche se poursuit.

Vers la fin de 1970, l'entreprise est rachetée par Volkswagen Allemagne. Complètement modernisée, l’usine de Forest devient alors « Volkswagen Bruxelles S.A. – Brussel N.V. ». En 1975, la production des Coccinelles est arrêtée après 1 143 664 unités. Elle sera supplantée par d’autre modèles dont la VW Golf qui sera produite à plus de 4 millions d’exemplaires. De 1987 à 1991, l’usine de Forest s’agrandit en intégrant les anciennes usines Citroen et en modernisant ses installations.

Début de la fin

En 2006, le groupe annonce la fin de la production des Golf et dans un premier temps, la suppression d'environ 3 000 emploissur le site qui employait environ 4 500 personnes pour une production d'un peu plus de 200 000 véhicules par an. Sous la pression des travailleurs relayée par la Fédération européenne des métallurgistes, le groupe VW propose de lancer la production de l'Audi A1 à Forest pour limiter l'impact sur l'emploi. Cependant, cette offre est subordonnée à une augmentation de la productivité de 20 % recherchée dans une flexibilité accrue, un allongement du temps de travail, une modération salariale et un soutien public à l'investissement.

Aujourd’hui, les gains de productivité consentis par les travailleurs en 2006, auront peu de chance d’infléchir la décision d’AUDI de fermer l’usine pour la fin 2025. Cette fermeture entrainerait la perte de 3000 emplois du site de Forest à laquelle il faut ajouter les 1000 emplois indirects des cinq entreprises fournisseurs de l’usine de Forest qui sont également menacées.

MD

Photo : Audi Brussels, Photo : Karmakolle , 2017 (CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication)

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