Ce mois de mars dernier, la Belgique a longuement commémoré le 10e anniversaire des attaques terroristes du 22 mars 2016 à Bruxelles : 35 morts et 350 blessés dans les explosions dans le métro Maelbeek et dans le hall des départs de l’aéroport de Zaventem. Témoignages poignants des survivants, vies brisées à jamais, à l’intérieur comme à l’extérieur, blessures physiques et psychologiques qui ne pourront jamais se refermer, malgré tous les soins. Terrorisme abject, indéfendable...
Mis en opposition avec les dits ‘populistes’, les dirigeants 'démocratiques' européens apparaissent, dans le récit obligé de la classe médiatique, comme les garants de « nos valeurs », les remparts contre « les heures les plus sombres de notre histoire ». Dans la réalité quotidienne de millions de travailleurs, ces mêmes dirigeants apparaissent plutôt comme les courroies de transmission dociles du grand capital, et les garants du maintien de l’ordre social au profit de l’infime partie toujours plus riche de la société. Ces deux réalités ne se rencontrent pas.
La très nette poussée du parti Ecolo aux dernières élections et dans les sondages a provoqué une assez amusante ‘course à l’échalote’ (bio) : c’est à qui, au centre, à ‘gauche’ PS ou tout à fait à droite, se montrera soudain le plus préoccupé par les questions environnementales et par la lutte contre le réchauffement climatique. Y a-t-il une chance pour que l’économie libérale de marché, qui est l’horizon indépassable pour tous ces partis, deviennent ‘verte’ ?