Climat, budgets, indécence

Plus d’un million d’hectares de forêts brûlés, des dizaines de milliers d’habitants déplacés, une dizaine de pompiers sacrifiés, les feux de cet été en Europe nous ont rappelé la réalité du changement climatique et ses conséquences. Et peut-être, surtout, combien elles révèlent l’irresponsabilité de nos autorités pour y faire face. En France, un des pays les plus touchés, 7 avions Canadair sur 12 n’étaient pas disponibles car immobilisés pour des réparations. Peu auparavant, le gouvernement avait retiré deux Canadair de sa commande originale au fabricant de ces avions.

Pas très compliqué de trouver l'explication, applicable d’ailleurs aux pays européens membres de l’OTAN. Sous le prétexte - fallacieux, comme le démontre notre invité Ludo De Brabander - que la Russie se préparerait à agresser nos pays, nos dirigeants ont décidé de militariser à l’extrême les budgets au détriment des besoins sociaux, y compris ceux de la sécurité. Le plus indécent est que ces dirigeants ne croient absolument pas en ces menaces ; ils savent qu’elles sont fabriquées pour justifier leurs politiques.

Par contre, ils sont conscients que la Russie, par son rôle de puissance animatrice des BRICS, est un facteur important de perturbation de l’hégémonie du système impérialiste occidental. Leur soi-disant solidarité avec l’Ukraine suite à l’intervention militaire russe dans ce pays, que nous avons clairement condamnée, n’est pour eux que l’opportunité d'affaiblir et de chercher à détruire la Russie, en passant par le sacrifice de la population ukrainienne, et de l’Ukraine elle-même.

Dans la recherche de cet objectif, le rôle de la Commission européenne est essentiel. Sortant largement de ses attributions, allant à l’encontre de son propre acte de naissance qui la destinait à une mission de paix, elle s'acharne, en concertation avec l’OTAN, à tout faire pour que cette guerre s’éternise.

De récents gestes de provocation militaire venant de Paris, Londres et Berlin, se plaçant en situation de franche cobelligérance, nous poussent à craindre que la retenue de la Russie soit proche de s’épuiser. C’est une raison de plus pour faire converger, lors des actions syndicales prévues à la rentrée, la lutte pour la paix avec celle des pompiers, enseignants, pensionnés, travailleurs et chômeurs... contre les politiques du gouvernement Arizona occupé, suivant les diktats de l’UE et de l’OTAN, à démanteler nos acquis sociaux pour mieux favoriser les industriels de l’armement. VC.

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De « l’Epic fury » à « l’Epic fiasco » (et ses leçons)

« Selon les premières estimations le conflit a endommagé plus de 125 000 bâtiments résidentielles et civils, dont 339 établissements de santé (dont l’Institut Pasteur de Téhéran, NdlR), 32 universités et 857 écoles ».

Ces données ne viennent pas d’un rapport iranien ou d’un quelconque site musulman, mais du quotidien français Le Monde (16.14.2026). Difficile de présenter un bilan plus éloquent (alors qu’il ne mentionne ni les morts, ni les blessé), de la gigantesque l’entreprise criminelle organisée par le tandem Trump-Netanyahou, visant à mettre à terre l’Iran, un pays qui présente l’inconvénient de ne pas vouloir se soumettre aux intérêts de ses agresseurs.

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LE MESSAGE DE JULIAN ASSANGE

Au moment de boucler cette édition, un tribunal de Londres se prépare à examiner l'appel interjeté par le gouvernement Biden en vue d'annuler une décision précédente qui avait refusé l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis où il devrait, le cas échéant, faire face à de très lourdes charges dont celle d'espionnage.

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L’ombre brune s’étend en Amérique latine

Après la victoire du pinochetiste Kast dans la patrie d’Allende, celle de Nasry Asura imposé par Trump au Honduras, de Rodrigo Paz en Bolivie et de Keiko Fujimori au Pérou, la Colombie semble devoir s’ajouter à la liste des pays soumis aux intérêts les plus sordides de l’empire yankee.

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Cuba, Venezuela, Iran, agressions et résistances

Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, remarquait, dans un rapport à son supérieur hiérarchique intitulé « Le déclin et la chute de Fidel Castro », que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et que « le seul moyen de réduire le soutien interne passait par l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen doit être utilisé rapidement (…) : dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement »1 .Dès le lendemain, l’île rebelle se voyait soumise à une liste interminable de sanctions et de sabotages en tous genres.

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De sommet en sommet et de menace en menace

Ceux qui s'attendaient à ce que la fin de l'ère Trump apporte une politique plus tempérée dans les relations internationales auront été déçus par la présidence Biden, en lisant les décisions du 28e sommet de l'OTAN qui vient d'avoir lieu à Bruxelles. Pas vraiment étonnant puisque ce dernier fut, pendant sa longue carrière politique, toujours favorable aux guerres "humanitaires" de l'OTAN. Ce n'est donc pas un hasard s'il a nommé Anthony Blinken, pourfendeur de Trump parce qu'il n'allait pas assez loin dans la guerre contre la Syrie, au poste de Secrétaire d'Etat et comme Conseiller à la sécurité nationale, Jacob Sullivan, dont Wikileaks avait dévoilé, en décembre 2012, un mail où il faisait savoir, visiblement ravi, à Hillary Clinton qu'Al-Qaeda se joignait à la guerre contre le gouvernement syrien.

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