Le premier terrain des engagements pacifistes et tiersmondistes de notre invité fut le journalisme. Plus de trente ans de chroniques l’ont conduit, peu à peu, à approfondir son regard sur ces matières. Aussi, le journaliste est devenu l’auteur d’une série d’ouvrages sur des sujets divers avec, comme dénominateur commun, la recherche des causes véritables des conflits et, peut-être surtout, les responsabilités y afférentes. Le tout, sans a priori idéologiques ni politiques.
Son dernier livre, coécrit en néerlandais avec Soetkin Van Muylen, "NAVO: Mythes, macht, militarisme" (L’OTAN, mythes, pouvoir, militarisme), dévoile -au-delà des fictions - la véritable philosophie de cette organisation et sa traduction dans des conflits meurtriers qui secouent la planète, en particulier celui en Ukraine. Nous n’avons pas voulu attendre sa traduction en français pour lui poser quelques questions.
Actuellement député à la chambre fédérale et secrétaire général du PTB, son baptême dans la vie militante fut la lutte contre le racisme. Plus tard, une fois décroché son diplôme en sociologie et déjà membre du PTB, Peter Mertens s’engage pendant plus d’une année, comme ouvrier industriel ; manière de confronter ses convictions politiques aux réalités concrètes du monde du travail.
C’est peut-être ce goût pour l’analyse du réel, qui l’a conduit à s’engager pour l’aggiornamento de son parti, dont certains estiment que ce fut lui, l’architecte de son nouveau visage Le DR, se réjouit de lui donner la parole pour discuter de l’actualité internationale.
Notre interlocuteur est, depuis longtemps, habité pour une passion latino-américaine. D'origine chilienne, il a vécu en tant que militant de la gauche, l'expérience remplie d'espoirs de l'Unité populaire de Salvador Allende et sa cruelle défaite à propos de laquelle il a publié de nombreuses recherches dont une particulièrement remarquable sur le projet de "contre-putsch" d'un groupe de marins de la marine de guerre chilienne qui se proposait de contrer le coup d'état de Pinochet.[1] Professeur émérite d'histoire contemporaine et d'histoire de l'Amérique latine à l'Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales (IHECS), il publie régulièrement dans diverses revues dont Lava, La Revue Nouvelle, Le Monde Diplomatique...
Personnalité politique ayant occupé le poste de ministre fédéral de la Défense le plus longtemps dans l’histoire belge, André Flahaut, qui fut également Président du parlement fédéral belge, a eu à gérer le rôle de notre armée dans des conflits militaires depuis les guerres yougoslaves en 1999, jusqu’à celle du Tchad en 2007, en passant par l’Irak (2003), l’Afghanistan (2005) et la Lybie (2006). C’est donc bien sa très riche expérience de la chose diplomatique et militaire pendant ces huit années en poste, associée à ses convictions civiques, qui expliquent la singularité de ses positions dans les débats géopolitiques actuels. Elles se détachent, en effet, de ce concert, si répandu et si sonore, occupé à militariser les budgets et, plus grave encore, les esprits, au seul bénéfice des dividendes des industriels de l’armement. Notre journal se réjouit de lui ouvrir ses pages.
Dans notre édition de mai-juin 2016, le Drapeau rouge se réjouissait d'avoir comme invité le regretté Marc Goblet, alors secrétaire général de la FGTB. Cinq ans après, c'est son fils Geoffrey, secrétaire de la FGTB au niveau fédéral, que notre journal accueille dans ses pages. Ce dernier, gradué en communication, a commencé son activité à la FGTB au début des années 2000, en rédigeant des articles dans la presse syndicale. Puis, avec le tournant numérique de la communication, il s'est occupé du développement de sites web pour mieux accompagner les luttes syndicales. Comme son père, il associe l'engagement syndical à la solidarité internationaliste, en animant des initiatives contre la répression de mouvements syndicaux, notamment en Amérique latine. Notre journal a voulu en savoir plus sur ses positions concernant l'actualité syndicale du pays et pas seulement, comme vous pourrez le voir en lisant cet entretien.
Militant de la solidarité internationale, né et éduqué en Belgique où il est licencié en histoire de l’Université libre de Bruxelles, Bahar Kimyongür a su associer ses racines arabo-turques à sa formation et expérience européenne pour construire un regard mêlé de compétence et engagement des questions internationales, notamment celles concernant le Moyen-Orient. Opposant déterminé au gouvernement dictatorial de Recep Erdogan et à ses folles ambitions expansionnistes, ce dernier cherche, sans le moindre succès, à le faire taire et ce depuis belle lurette. Malgré le climat de terreur dans lequel il est contraint de vivre, Bahar Kimyongür poursuit ses activités journalistiques et publiera en mai prochain « Percligia : Dissidence théologique et révolte sociale dans l’empire ottoman du XVe siècle » aux éditions Les Indes Savantes, un ouvrage historique sur une épisode de l’histoire médiévale qui rappelle étonnamment la Turquie actuelle. Ce journal se réjouit de lui ouvrir ses pages pour faire partager à nos lecteurs ses points de vue sur l'actualité.