La deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, s'est auto-proclamée présidente de la Bolivie face à un parlement à moitié vide, où seuls étaient présents des senateurs de droite. Elle a ensuite pénétré dans le palais présidentiel en tenant une énorme Bible à bout de bras et en s'écriant « La Bible est revenue dans le palais ! » (photo). Evo Morales avait mis fin au rituel consistant à faire jurer, sur la Bible, les fonctionnaires «pour Dieu et la Patrie», avant de signer et prendre leurs fonctions. Retour à l'ordre...
Le président de gauche Evo Morales a été contraint d’annoncer sa démission, trois semaines après sa large victoire électorale, mais pressé par le lâchage du chef de l’armée et de la police, et par les actions de commandos fascistes.
Quelques compagnies de police se sont mutinées en Bolivie et ont rejoint les manifestants dans certaines grandes villes du pays. Un scénario à la vénézuélienne semble donc commencer à être tenté contre la Bolivie, en utilisant les mêmes méthodes et arguments, en commençant par la contestation de la large victoire d'Evo Morales le 20 octobre dernier.
Ce lundi, l'Union européenne a prolongé d’un an les sanctions imposées au Venezuela "pour contraindre le président Nicolas Maduro à respecter l’Etat de droit et la démocratie."
La commémoration du 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin a donné lieu ces derniers jours à une impressionnante série de commémorations ferventes. « Toute l’Europe » (médiatique) communie dans l’émotion, autour du triomphe de La Liberté, La Démocratie, de Nos Valeurs sur l’obscurantisme, - pour reprendre les mots d’un journaliste de la RTBF. Repassent en boucles les images des larmes de joie, du violoncelle de Rostropovitch, des jeunes grimpés le mur, ou l’attaquant à coup de marteau, les témoignages sur les geôles de la Stasi…
Comme chaque année depuis 1991, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté le 7 novembre à une écrasante majorité, une résolution non contraignante demandant aux Etats-Unis de lever leur embargo économique et financier contre Cuba, imposé depuis 1962. Sur 192 pays, seuls trois ont voté contre : les Etats-Unis et Israël, comme de coutume, rejoint honteusement cette année-ci par le Brésil de Bolsonaro. Le blocus rend impossible l’accès à une série de biens vitaux, tels que les médicaments ; ces biens sont souvent issus de pays tiers dont le commerce normal avec Cuba est bloqué par la peur des amendes et sanctions étatsuniennes contre les entreprises qui se risqueraient à violer l'embargo US.