Le projet favori d'Ursula von der Leyen, le « Bouclier de la Démocratie », représente une escalade dangereuse dans la construction par l'UE d'un mécanisme de censure à l'échelle continentale. Ces outils, à l'instar de la loi sur les services numériques (DSA), prétendent protéger les citoyens et la démocratie contre les « fausses nouvelles », la « désinformation » et « l'ingérence étrangère ».
Le dit « Nouveau Front Populaire » français n’y aura pas échappé : la condition sine qua non de son existence a été la capitulation complète de la composante qui s'opposait encore à l'escalade de la guerre en Ukraine. « Nous avons obtenu un engagement extrêmement clair sur les livraisons d’armes à l'Ukraine, sur les frontières de l'Ukraine, sur le soutien indéfectible à la résistance ukrainienne » se réjouit Raphaël Glucksmann. Dans le nouveau "programme commun" figure en effet en bonne place l'essentiel de sa ligne atlantiste prônant l'épreuve de force militaire avec Moscou. Le fameux "barrage à l'extrême-droite" valait bien quelques couleuvres...
Au cœur d'une Pologne malmenée par l'extrême droite au pouvoir, le processus dit de « décommunisation » s'intensifie. La délégalisation du Parti communiste polonais (KPP) est désormais à l’ordre du jour !
En juillet dernier, pour sa session inaugurale sous la nouvelle présidence von der Layen, le Parlement Européen a inscrit en tout premier point une résolution sur « la nécessité d’un soutien continu de l’UE à l’Ukraine ». Une forme de 'prestation de serment' préalable pour la poursuite de la guerre et l’écrasement toujours espéré de la Russie.
La nuit du 24 au 25 mars 1999, l’OTAN commençait une campagne de bombardement au-dessus de ce qui restait de la Yougoslavie. Les frappes allaient durer 78 jours et conduire au démembrement final de ce pays. Après 20 ans, et bien d’autres bombes, quelles leçons tirer de cette première « guerre humanitaire » ?
Il n'y a pas d'alternative, c'est ce que prétendent les partisans de l’austérité qui dominent aujourd'hui les institutions européennes et la plupart des gouvernements de l'Union Européenne (UE) et en particulier le nôtre. Le cas du Portugal démontre exactement le contraire. En effet, il a le vent en poupe. Son ministre des finances, Mario Centeno, vient d'être élu président de l'Eurogroupe, l'instance très influente regroupant les ministres des finances de la zone euro. Mais surtout, le Portugal est le premier pays européen à tourner le dos aux politiques d'austérité.