En juillet dernier, pour sa session inaugurale sous la nouvelle présidence von der Layen, le Parlement Européen a inscrit en tout premier point une résolution sur « la nécessité d’un soutien continu de l’UE à l’Ukraine ». Une forme de 'prestation de serment' préalable pour la poursuite de la guerre et l’écrasement toujours espéré de la Russie.
Le dit « Nouveau Front Populaire » français n’y aura pas échappé : la condition sine qua non de son existence a été la capitulation complète de la composante qui s'opposait encore à l'escalade de la guerre en Ukraine. « Nous avons obtenu un engagement extrêmement clair sur les livraisons d’armes à l'Ukraine, sur les frontières de l'Ukraine, sur le soutien indéfectible à la résistance ukrainienne » se réjouit Raphaël Glucksmann. Dans le nouveau "programme commun" figure en effet en bonne place l'essentiel de sa ligne atlantiste prônant l'épreuve de force militaire avec Moscou. Le fameux "barrage à l'extrême-droite" valait bien quelques couleuvres...
Des documents obtenus dans le cadre de demandes d'accès à l'information (FOI) ont révélé un aspect inquiétant des efforts officiels australiens concernant le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.
En septembre 2021, le DFAT a pris connaissance d'articles de presse détaillant les plans de la CIA pour assassiner Assange à Londres. Le complot révélé aux journalistes de Yahoo News, qui se sont entretenus avec plus de 30 sources des services de renseignement, impliquait que la CIA envisage d'empoisonner Assange à l'ambassade d'Équateur ou de l'abattre s'il tentait de s'enfuir.
Notamment grâce à la ténacité de citoyens attachés à la liberté de presse, Julian Assange a finalement été libéré. Il n’en a pas moins été déclaré coupable d’avoir dénoncé des crimes de guerre. En fin de compte, son combat pour la liberté de l'information lui a coûté des années de privation de liberté sans compter les souffrances qu'il a endurées sachant qu’il risquait un nombre d’années de prison largement supérieur à la durée normale d’une vie.
Croire que tout est bien qui finit bien serait cependant une erreur.
Des chefs d’État, des rois et princes par douzaines, des journalistes par centaines et, bien entendu, les médias avec tout leur arsenal seront là pour fêter le débarquement ou, plus exactement, ce script cherchant à présenter les États Unis comme les artisans uniques de la liberté retrouvée en Europe, comme les héros, quasi solitaires, de la victoire sur le nazisme. Cette année, la mystification risque d’être encore plus bruyante à l’occasion du 80ème anniversaire de cet événement.
Loin de nous, l’intention mesquine de minimiser la bravoure, le courage de ces jeunes américains, britanniques, français et canadiens, souvent adolescents, qui furent largués des avions ou débarqués des bateaux et qui devaient plonger dans une mer hostile avec une moyenne de 60 kg de matériel sur les épaules pour aller combattre l’armée du IIIe Reich. Bien au contraire, leur mémoire mérite tous les hommages.
Depuis un certain nombre d'années, sur le terrain des conflits, des guerres, les armées, notamment celle des Etats-Unis, ont pris l'habitude de proposer des « visites guidées » aux journalistes. Ceux-ci peuvent aller sur le terrain, le survoler à bord d'hélicoptères encadrés par des militaires.
Ainsi les journalistes sont-ils bien mis au courant de ce que veulent bien leur montrer les militaires et les politiques au pouvoir. Les journalistes sont mis au courant de ce qui doit leur être montré et donc de ce qui doit nous être dit.
En 2010, lorsque WikiLeaks publie la vidéo « Collateral Murder », il s'agit là d'images prises par une caméra embarquée qui filme les soldats tirant sur des civils après avoir demandé l'autorisation à leur hiérarchie, qui les filme et les enregistre demandant autorisation (et l'obtenant) de continuer le tir sur des blessés, adressant des commentaires injurieux à leur propos.
Ces images n'étaient pas destinées au public, mais uniquement à l'armée.